Novembre 1967, Beyrouth inondée. Photo d'archives de la famille Georges Alfred Tarazi via Camille Tarazi.
Les colères soudaines d'une nature capricieuse combinées à l'imprévoyance légendaire de l'administration publique libanaise font que les rues de Beyrouth, déjà étroites et mal drainées, peuvent se transformer en torrents impétueux à la moindre occasion, durant les saisons de grandes pluies.
Le phénomène, toujours d'actualité en 2017 malgré la raréfaction des pluies, se produisit en novembre 1967 d'une manière suffisamment brutale et massive pour permettre au photographe amateur Georges Tarazi de saisir un instant d'exception : Venise à Beyrouth.
Pris devant l'hôtel Alcazar appartenant à la famille, le cliché montre le légendaire hôtel Saint-Georges comme surgi des eaux, avec à l'avant-plan le seul moyen de locomotion disponible dans cette situation : une petite barque équipée de rames.
Les sourires affichés par les « victimes » permettent de relativiser, comme toujours au Liban, la gravité des faits et, pour ajouter au caractère cocasse de la scène, un livreur d'arak ne sachant plus à quel saint se vouer attend patiemment la fin du déluge, réfugié dans sa camionnette comme sur un îlot de fortune.
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Pris devant l'hôtel Alcazar appartenant à la famille, le cliché montre le légendaire hôtel Saint-Georges comme surgi des eaux, avec à l'avant-plan le seul moyen de locomotion disponible dans cette situation : une petite barque équipée de rames.
Les sourires...


A VENISE ON SE BALLADE ! A BEYROUTH ON SE NOIE !
20 h 09, le 11 juin 2017