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Les droits humains des Qataris sont violés en raison de la crise, accuse un responsable

AFP
07/06/2017

Les droits humains de Qataris sont violés depuis la décision de l'Arabie saoudite et de ses alliés de rompre leurs relations avec Doha et de renvoyer chez eux des citoyens qataris, a affirmé un responsable de l'émirat en demandant l'intervention de l'ONU.

Des familles sont actuellement séparées de force et des élèves et étudiants sont contraints de rentrer chez eux sans pouvoir passer leurs examens, a déploré Ali ben Smaikh al-Marri, président de la Commission nationale des droits de l'Homme du Qatar.

Le Qatar a vu lundi l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l'Egypte et le Yémen rompre toute relation diplomatique avec lui l'accusant de "soutien au terrorisme". Se sont ajoutées des mesures économiques comme la fermeture des frontières terrestres et maritimes entre ces pays et le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries ou de sévères restrictions aux déplacements des personnes.

"Nous sommes passés de la rupture des relations diplomatiques à un blocage d'ensemble de conventions internationales et de conventions sur les droits de l'Homme", a affirmé M. Marri lors d'une conférence de presse mardi soir à Doha.
Il a demandé l'intervention urgente du Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme et précisé que des membres de sa commission rencontreraient mercredi des représentants d'Amnesty International.

En vertu des décisions annoncées lundi par Riyad et ses alliés, il a été demandé aux ressortissants du Qatar, visiteurs ou résidents permanents de partir dans un délai de 14 jours. Cette mesure contredit un accord sur la libre circulation au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).

M. Marri a cité le cas d'un bébé, dont le père est émirati et la mère qatarie, qui a été empêché selon lui de partir avec sa mère pour le Qatar. Il a également mentionné Bahreïn où les autorités ont demandé selon lui à la fille d'une femme précédemment mariée à un Qatari mais ayant divorcé il y a 20 ans de quitter Manama en raison de sa nationalité.

Selon M. Marri, de nombreux élèves et étudiants sont sérieusement affectés par la crise diplomatique. "Des Qataris qui étudient en Arabie saoudite, aux Emirats et à Bahreïn sont obligés de partir immédiatement sans pouvoir passer leurs examens", a-t-il dit.

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