Un membre des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par Washington, le 6 juin 2017 dans le village de Hazima, au nord de Raqqa, bastion du groupe jihadiste Etat islamique à Photo AFP / DELIL SOULEIMAN
Des combattants arabes et kurdes syriens soutenus par les Etats-Unis sont entrés mardi dans la ville de Raqqa, au premier jour de l'assaut final sur le principal bastion syrien du groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Sept mois après avoir lancé une offensive d'envergure qui leur a permis de s'emparer de vastes régions autour de Raqqa, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé "le début de la grande bataille pour libérer" la ville, qualifiée de "capitale du terrorisme".
Les FDS attaquent Raqqa depuis le nord, l'ouest et l'est, a également indiqué le porte-parole des FDS Talal Sello devant des journalistes à Hazima, au nord de Raqqa.
Peu après, une commandante de cette alliance arabo-kurde ainsi qu'une ONG ont fait état de l'entrée des FDS dans Raqqa à partir de l'est.
"Nos forces sont entrées dans le quartier de Mechleb", a déclaré à l'AFP la commandante Rojda Felat.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que les FDS avaient chassé les jihadistes de plus de la moitié de ce secteur.
Ces forces tentaient par ailleurs d'avancer dans le secteur d'Al-Andalous, dans le nord-ouest de la ville, majoritairement peuplé de Kurdes avant la guerre, d'après l'OSDH selon lequel "les combats se poursuivaient" mardi en fin de journée sur les trois fronts de l'offensive.
(Lire aussi : Les déplacés de Raqqa rêvent de fêter la fin du ramadan chez eux)
"Longue et difficile"
Chef des forces de la coalition internationale antijihadistes qui fournit aux FDS des armes, un appui aérien et les assiste au sol avec des conseillers, le général américain Steve Townsend a averti dans un communiqué que la bataille serait "longue et difficile".
Néanmoins elle "assènera un coup décisif" au "califat de l'EI", a-t-il dit en allusion au "califat" autoproclamé par l'EI en 2014 sur les territoires conquis en Syrie et en Irak voisin, dont une grande partie lui a depuis été reprise.
L'EI est notamment en passe de perdre en outre Mossoul, son dernier grand fief urbain en Irak.
En préparation de l'assaut sur Raqqa, "la coalition a mené des raids aériens toute la nuit", selon l'OSDH.
Les FDS ont demandé aux civils dans la ville de s'éloigner des positions de l'EI et des zones de front.
Raqqa était peuplée d'environ 300.000 habitants avant le début de la guerre en Syrie. Les forces antijihadistes accusent l'EI de se servir des civils comme "boucliers humains" et de se cacher au milieu de la population.

Selon l'International Rescue Committee (IRC), "le nombre de civils ayant fui la ville au cours de la semaine dernière est en baisse". "Cela pourrait refléter l'intention de l'EI d'utiliser les (...) personnes toujours prises au piège dans la ville comme boucliers humains", a affirmé dans un communiqué Thomas Garofalo, un responsable de cette ONG.
(Lire aussi : La fuite des civils s'accélère en prévision de l'offensive sur Raqqa)
Craintes de l'ONU
Selon l'OSDH, une frappe aérienne de la coalition internationale a fait 21 morts parmi des civils qui tentaient lundi de fuir Raqqa.
"Les civils embarquaient dans de petits bateaux sur la rive nord de l'Euphrate pour fuir les faubourgs du sud de Raqqa", a expliqué le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. Des femmes et des enfants font partie des victimes.
Des avions russes ont aussi effectué des raids contre des convois de l'EI partant de Raqqa.
Les Nations unies ont exprimé leurs craintes pour la sécurité de quelques 400.000 civils pris au piège des combats dans la province de Raqqa.

En Syrie, l'EI contrôle des secteurs du sud de la province de Raqqa ainsi qu'une grande partie de la province voisine de Deir ez-Zor, riche en pétrole. Il occupe aussi des zones de celle de Homs (centre) et a une présence minime dans celles de Hama (centre), Alep (nord), Deraa (sud) et Damas.
Malgré ses reculs sur le terrain, le groupe extrémiste parvient à frapper en menant des attentats meurtriers en Syrie et en Irak, et même hors de la région, comme en Grande-Bretagne où il a revendiqué une série d'attaques ces derniers mois.
Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée avec l'entrée en jeu des jihadistes et l'implication d'acteurs régionaux et internationaux. Elle a fait plus de 320.000 morts.
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Sept mois après avoir lancé une offensive d'envergure qui leur a permis de s'emparer de vastes régions autour de Raqqa, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé "le début de la grande bataille pour libérer" la ville, qualifiée de "capitale du terrorisme".
Les FDS attaquent Raqqa depuis le nord, l'ouest et l'est, a également indiqué le porte-parole des FDS Talal Sello devant des journalistes à Hazima, au nord de Raqqa.Peu après, une commandante de cette alliance arabo-kurde ainsi qu'une ONG ont fait état de l'entrée des FDS dans Raqqa à partir de l'est."Nos forces sont entrées dans le quartier de...


La même musique, fausse en plus .HAHAHAHAHA
18 h 45, le 06 juin 2017