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Culture

Philippe Kandalaft ne fait pas toujours ce qu’il veut...

Livre
Z.A. | OLJ
16/05/2017

Écrire, c'est témoigner. Le plus souvent de sa propre vie, son parcours, ses idées, ses centres d'intérêt... C'est ce que fait Philippe Kandalaft dans Raisins brimés, son second ouvrage qui vient de paraître aux éditions Perspectives, après Syllabes décousues publié en 2005 aux éditions Dar an-Nahar.

Dans ce livre au titre insolite et intrigant (parce que, n'est-ce pas, comment peut-on brimer des raisins...), il raconte, à travers les tribulations de Gérard, son personnage principal, son expérience de vie et de travail dans les ressources humaines de grandes sociétés au pays du Golfe d'abord, puis en France. Son récit aura sans doute des résonances chez ceux qui, comme lui, ont eu un parcours d'expatrié forcé. Tous ceux qui, en raison de la guerre civile, ont été obligés de se construire une existence et une carrière ailleurs, de se frotter à d'autres cultures, d'autres modes de vie, de s'intégrer ou de s'en aller...

« Nous ne faisons pas toujours ce que nous voulons et la liberté de choix peut paraître un véritable luxe pour beaucoup d'entre nous », écrit dans son prologue l'auteur. Lequel, en revenant sur ses quatre décennies de vie professionnelle, tente de partager ses interrogations sur l'argent, la justice, l'éthique, les relations d'asservissement et de pouvoir dans le monde de l'entreprise. Mais aussi, de manière sous-jacente, ses réflexions sur le libre arbitre, le destin et la faible emprise que chaque individu a sur son avenir...

Tout cela est très sérieux donc. Et confirme l'intention de témoignage de Philippe Kandalaft. Lequel a mis dans ce texte, qui court sur 204 pages, force détails. Et c'est là où le bât blesse. Si un récit vrai et sincère est toujours édifiant, un peu moins de précisions bureaucratiques en aurait allégé la lecture. Sans doute sa trop longue carrière administrative a-t-elle imprégné, de ses rouages répétitifs, le style de ce littéraire de cœur, titulaire d'une maîtrise en lettres de la Sorbonne. Et qui profite de sa retraite pour revenir à ses premières amours : la lecture et l'écriture.

 

Z. A.

« Raisins brimés »
Éditions Perspectives ; 204 pages.

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