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Loi électorale : Aoun et Hariri se veulent rassurants

Le gouvernement accepte de transmettre les données des télécommunications aux services de sécurité sur une durée de 6 mois.

 

Le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri se sont voulus rassurants jeudi en Conseil des ministres. Photo Ani.

Le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri se sont voulus jeudi rassurants en Conseil des ministres quant au vote d'une nouvelle loi électorale pour les législatives censées se tenir en juin prochain.

"Les Libanais s'attendent à une loi qui reflète une juste représentation au niveau des confessions et toute nouvelle loi n'avantagera pas une communauté aux dépens d'une autre", a déclaré le chef de l’État.

A l'issue de la réunion gouvernementale, le ministre des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, a affirmé que "le Conseil des ministres refuse toute prorogation" du mandat de la Chambre et que le président Aoun a souligné qu'il était "nécessaire de respecter la Constitution". "En cas de désaccord il va falloir qu'il y ait un vote sur les projets de loi électorale, mais nous espérons aboutir à un accord", a déclaré M. Bou Assi, citant le chef de l’État.

Les prochaines législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin risque de ne pas se tenir. La loi actuelle est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques qui n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a fixé au 15 mai prochain une séance parlementaire consacrée au vote d'une prorogation de la législature, qui s'achève le 20 mai. La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014.

"Nous sommes sur le point d'aboutir à une solution globale et nous devons faire encore des efforts pour voter une nouvelle loi électorale", a pour sa part dit M. Hariri, regrettant "les propos à caractère confessionnel" concernant ce dossier. "Le pays est devant une occasion historique pour traiter les causes qui concernent les Libanais, a-t-il ajouté. De nouvelles propositions sont soumises, telles que l'abolition du confessionnalisme politique et la création d'un Sénat".

 

Jal el-Dib et données des télécoms
M. Bou Assi a en outre rapporté lors de la lecture du communiqué à l'issue du Conseil des ministres, que M. Hariri a proposé la création d'une commission ministérielle qui étudiera le dossier des carrières et prendra les mesures nécessaires. M. Bou Assi a également indiqué que le Conseil des ministres a adopté le projet du pont de Jal el-Dib. Le gouvernement a aussi accepté de transmettre les données des télécommunications aux services de sécurité sur une durée de 6 mois.

Le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Ali Kanso, a révélé à sa sortie de la réunion du Conseil des ministres qu"à l'issue des débats autour de la loi électorale il a été décidé que les discussions se feront au sein de la commission ministérielle déjà formée par le Premier ministre". Le ministre des Déplacés, Talal Arslane a sur ce point indiqué qu'il "n'acceptera de discuter d'aucune loi qui ne sera pas passée par la commission ministérielle".

Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, a pour sa part indiqué que les ministres sont d'accord sur le fait que le mandat de la Chambre ne doit pas être prorogé. "Le Conseil des ministres soutient unanimement la position des président Aoun et Hariri sur ce sujet", a déclaré M. Riachi.

Enfin, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Marwan Hamadé, et les ministres des Forces libanaises ont demandé le renouvellement du mandat du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé. Ils ont également réclamé que cette question soit placée à l'ordre du jour du prochain Conseil des ministres.

 

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Le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri se sont voulus jeudi rassurants en Conseil des ministres quant au vote d'une nouvelle loi électorale pour les législatives censées se tenir en juin prochain.
"Les Libanais s'attendent à une loi qui reflète une juste représentation au niveau des confessions et toute nouvelle loi n'avantagera pas une communauté aux...

commentaires (2)

Nous sommes sur le point d'aboutir à une solution globale un beau refrain qui date depuis 2013 puis tout tombe dans l'eau .

Antoine Sabbagha

19 h 58, le 04 mai 2017

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Commentaires (2)

  • Nous sommes sur le point d'aboutir à une solution globale un beau refrain qui date depuis 2013 puis tout tombe dans l'eau .

    Antoine Sabbagha

    19 h 58, le 04 mai 2017

  • ABOLITION DU CONFESSIONNALISME POLITIQUE... SANS LAICITE... ET LES SENATEURS SERONT ELUS SUR UNE BASE CONFESSIONNELLE... DE QUI SE RIT-ON ? DE SOI-MEME AVANT DE SE RIRE DU CITOYEN ! PLUS RISIBLES PROPOS IL N,Y EN A PAS...

    ZERO PLAINTE. CENSURE PLAIT. SOUTENONS DONC L,OLJ.

    19 h 24, le 04 mai 2017

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