Liban

« En Marche ! Liban » polarise les déçus avec un débat « ni droite ni gauche »

Présidentielle française
04/05/2017

L'hôtel Smallville a été mardi soir le théâtre d'une réunion organisée par le comité « En Marche ! Liban ». Objectif : attirer les électeurs déçus des deux partis traditionnels en vue du second tour du scrutin présidentiel français, dimanche.
« Hors de Fillon, point de salut », tel était le résultat du premier tour de l'élection présidentielle française, le 23 avril dernier, lorsque plus de 60 % des Français expatriés ou binationaux au Liban ont soutenu par leur vote le candidat des Républicains. Second tour oblige, ce sera entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron (ou le vote blanc) que se jouera le duel.

En terre gaulliste, le comité « En Marche ! Liban » a donc décidé d'organiser entre les deux tours deux réunions, dont la première s'est déroulée à l'hôtel Smallville près du musée. Le but est clair : inviter des militants des deux partis traditionnels, les Républicains et le Parti socialiste, afin qu'ils engagent un débat sur le programme d'Emmanuel Macron. Et les convaincre de s'engager auprès du candidat « ni droite ni gauche » pour faire barrage au Front national.

Jacques Mechelany et Marilyne Jallad, responsables du comité, ainsi que le nouvel adhérent issu des rangs républicains, Philippe Coroller, ont animé la soirée/débat suivant 4 thèmes tenant à cœur à la majorité des votants, dans une démarche comparative entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron : la France et l'Europe, l'économie française et la question du chômage, l'enjeu sécuritaire et la question de l'immigration, et puis la capacité de gouverner des deux finalistes en fonction des futures législatives, au cours desquelles il s'agira pour le/la président(e) d'obtenir une majorité parlementaire.

 

(Pour mémoire : Fillon et Macron en tête au Liban)

 

« Pourquoi vous rejoindre ? »
Parmi les invités de cette avant-dernière réunion du comité « En Marche! Liban » (la dernière aura lieu à Tripoli aujourd'hui, jeudi), deux sont particulièrement intervenus en porte-parole des électeurs de la droite et de la gauche, incarnant ce fameux clivage français aussi vieux que celui entre Montagnards et Girondins.
Pendant plus de 20 ans, Philippe Coroller a ainsi accepté de se ranger dans la ligne partisane des Républicains. Ce Breton d'origine, juppéiste de longue date, a insisté sur la « capacité d'Emmanuel Macron à unir ».

S'est également exprimée Madame Daad Naffi, investie par le Parti socialiste pour disputer l'élection de député pour la 10e circonscription des députés des Français de l'étranger. Mme Naffi a surtout mis en avant le « vote barrage au Front national » plus qu'un vote de soutien. Malgré tout, le Parti socialiste au Liban a officiellement appelé à voter pour le candidat du mouvement « En Marche ! » (voir par ailleurs).
Par-delà le sujet du terrorisme ou de l'identité française, ces électeurs sont demeurés préoccupés par la problématique économique, à l'échelle nationale comme européenne.

 

(Pour mémoire : Une journée électorale intense au « petit Paris » du Moyen-Orient)

 

Certains ne comprennent pas, tout en étant opposé au protectionnisme lepeniste, l'attitude d'Emmanuel Macron face à l'Europe : « J'ai 62 ans et je suis au chômage, et malgré mes 15 ans d'études, Pôle Emploi me propose de plier des parachutes... Quant à l'Europe, je vois mes amis agriculteurs, la PAC les a écrasés », a dit une femme du public.

Emmanuel Macron était arrivé second en nombre de voix au premier tour au Liban (1 432 suffrages exprimés), loin derrière Fillon (5 451 voix). Marine Le Pen arrivait en troisième position (1 099 voix), alors que le tribun de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Parti socialiste Benoît Hamon n'avaient obtenu respectivement que 590 et 220 voix. Rendez-vous donc pour le bras de fer de dimanche prochain.

 

Pour mémoire

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