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Politique - guerre au liban 2026

Aoun promet de « faire l’impossible » pour arrêter la guerre

Le Premier ministre, Nawaf Salam, a également évoqué les négociations lundi, affirmant qu'un « suivi est en cours sur des dispositions pratiques pour le cessez-le-feu, au vu du contexte régional difficile ».

Aoun promet de « faire l’impossible » pour arrêter la guerre

Un homme dans les décombres d'une frappe israélienne sur Baalbeck, le 18 mai 2026. Photo AFP

Le président libanais, Joseph Aoun, a promis lundi de « faire l'impossible » pour mettre un terme à l'offensive israélienne sur le Liban, quelques jours après la prolongation, pour 45 jours, d'une trêve, à l'issue de négociations directes avec Israël à Washington. Ce cessez-le-feu n'est pas respecté sur le terrain par Tel-Aviv et le Hezbollah, qui continuent de bombarder de part et d'autre de la Ligne bleue, tandis que l'armée israélienne occupe une « zone tampon » dans le sud du Liban.

« Le cadre fixé par le Liban pour les négociations directes avec Israël consiste en un retrait israélien du territoire libanais, un cessez-le-feu, le déploiement de l’armée libanaise le long de la frontière, le retour des personnes déplacées, ainsi qu’une aide économique ou financière au Liban », a affirmé M. Aoun devant une délégation de syndicats agricoles présidée par le député Michel Daher. Il a ajouté qu'il est de son « devoir, compte tenu de ma fonction et de ma responsabilité, de faire l’impossible — et d’emprunter la voie la moins coûteuse — afin d’arrêter la guerre qui touche le Liban et sa population».

Le chef de l'Etat a également discuté de l'avancée des négociations libano-israéliennes lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de France à Beyrouth, Hervé Magro, au palais de Baabda. Par ailleurs, M. Aoun s'est entretenu avec le ministre de la Défense, Michel Menassa, lundi, pour passer en revue la situation sécuritaire dans le pays, ainsi que les développements dans le Sud compte tenu de la poursuite des attaques israéliennes.

Le Premier ministre, Nawaf Salam, a également évoqué les négociations lundi, affirmant qu'un « suivi est en cours sur des dispositions pratiques pour le cessez-le-feu, au vu du contexte régional difficile ». Le chef du gouvernement a fait cette déclaration lors d’une réunion ministérielle quotidienne au Grand Sérail alors que la trêve prolongée vendredi à Washington n'est toujours pas appliquée sur le terrain au Liban-Sud et dans la Békaa.

À l’issue de la réunion, le ministre de l’Information Paul Morcos a indiqué que « les développements liés aux attaques israéliennes ont été examinés », précisant que « l’accent a été mis sur la demande faite par le Liban au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme de venir prochainement à Beyrouth afin de mettre en place une mission d’établissement des faits, ouvrant la voie au Liban pour présenter ce dossier devant le Conseil des droits de l’homme à Genève ».

En dépit du cessez-le-feu théorique entre le Liban et Israël, conclu le 16 avril après 45 jours de guerre, des centaines de personnes ont été tuées dans le sud du Liban depuis lors, les attaques israéliennes se poursuivant principalement sur le Sud et la Békaa. Parallèlement, le Hezbollah mène une dizaine d’attaques par jour, ciblant les forces israéliennes qui occupent toujours des villages libanais ainsi que des positions militaires du nord d'Israël.

Les pourparlers directs entre Israël et le Liban se poursuivront sur les questions politiques les 2 et 3 juin, tandis que le volet sécuritaire sera abordé le 29 mai. Le Hezbollah a intensifié ses critiques contre les négociations. Le député du bloc chiite, Hussein Hajj Hassan, a mis en garde contre le processus sécuritaire qui devrait débuter le 29 mai. Il a affirmé que « ce processus est voulu par l’Amérique pour ses objectifs clairs et son hostilité évidente envers la résistance ». Il a rappelé que les autorités avaient annoncé il y a deux mois qu’elles n’iraient pas vers des négociations avant un cessez-le-feu, ajoutant : « Aujourd’hui, vous êtes au milieu des négociations alors même qu’il n’y a pas de cessez-le-feu ».

Le président libanais, Joseph Aoun, a promis lundi de « faire l'impossible » pour mettre un terme à l'offensive israélienne sur le Liban, quelques jours après la prolongation, pour 45 jours, d'une trêve, à l'issue de négociations directes avec Israël à Washington. Ce cessez-le-feu n'est pas respecté sur le terrain par Tel-Aviv et le Hezbollah, qui continuent de bombarder de part et d'autre de la Ligne bleue, tandis que l'armée israélienne occupe une « zone tampon » dans le sud du Liban. « Le cadre fixé par le Liban pour les négociations directes avec Israël consiste en un retrait israélien du territoire libanais, un cessez-le-feu, le déploiement de l’armée libanaise le long de la frontière, le retour des personnes déplacées, ainsi qu’une aide économique ou financière au Liban...
commentaires (8)

Désarmement ou pas de désarmement ILS S’EN FOUTENT. La paix ne peut être obtenue par la violence, mais seulement par la compréhension. La paix à n’importe quel prix, ce n’est plus la paix. OR ces vandales font un désert. La véritable paix ne peut pas être obtenu par l'effacement de la vie, le dynamitage de couvents, d'écoles, ou l'expulsion d'un quart de la population, la destruction économique et environnementale PROJET (commencé en 1949 OLJ 18/5) bien avant Syrie, HB, Iran etc .Et puis offrir des mirages multi couleur de paix.

aliosha

11 h 43, le 19 mai 2026

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Commentaires (8)

  • Désarmement ou pas de désarmement ILS S’EN FOUTENT. La paix ne peut être obtenue par la violence, mais seulement par la compréhension. La paix à n’importe quel prix, ce n’est plus la paix. OR ces vandales font un désert. La véritable paix ne peut pas être obtenu par l'effacement de la vie, le dynamitage de couvents, d'écoles, ou l'expulsion d'un quart de la population, la destruction économique et environnementale PROJET (commencé en 1949 OLJ 18/5) bien avant Syrie, HB, Iran etc .Et puis offrir des mirages multi couleur de paix.

    aliosha

    11 h 43, le 19 mai 2026

  • A L'IMPOSSIBLE NUL N'EST TENU disait on sauf que nous autres libanais n'en avons curre. l'impossible est dans nos genes, impossible n'est pas ds notre vocabulaire. l'impossible nous le concretisons malgre tout... preuve en est notre pays florissant !

    L’acidulé

    10 h 05, le 19 mai 2026

  • Berry essaiera jusqu’à son dernier souffle de s’imposer comme seul décideur tant que personne ne lui sonne la fin de la récré. Il ne s’arrêtera pas de lui même et trouvera toujours un bobet pour s’allier avec lui afin de bloquer et de débloquer à sa guise le pays tant qu’il bénéficie de suppos locaux. Il a peut être perdu Aoun mais ils sont nombreux à faire la queue pour quémander sa sollicitude pour se faire remarquer. Voyons si la semaine prochaine on entendra encore parler de Berry, une fois les mollahs aux abois. Il reprendra son rôle de faux pacificateur et fera comme s’il était patriote

    Sissi zayyat

    09 h 54, le 19 mai 2026

  • Le hajj Hassan, ce vendu,affirme que « ce processus est voulu par l’Amérique pour ses objectifs clairs et son hostilité évidente envers la résistance ». Il est certainement sourd et ne veut entendre les libanais qui sont les premiers à demander le désarmement de cette milice vendue dont il se gargarise de sa résistance et qui en fait, ne résiste qu’à la paix et la souveraineté de notre pays. Leurs menaces contre le peuple ne passent plus et il serait temps qu’ils se comprennent qu’aucun cessez-le-feu ne viendrait les sauver ce coup-ci. Avec l’approbation des libanais qui les rejettent

    Sissi zayyat

    09 h 48, le 19 mai 2026

  • "Aoun promet de « faire l’impossible » pour arrêter la guerre". Mais pas le "possible"! La condition sine qua non est le désarmement de la milice iranienne, il le sait, comme tout le monde, mais il s'y refuse toujours. Bien sûr, ce ne peut être fait en un jour, mais ce qui est demandé dans l'immédiat, c'est une preuve de détermination. Où est cette fermeté quand un criminel, parce qu'il appartient au Hezbollah, est remis en liberté pour 20$? "1000 ennemis extérieurs valent mieux qu'un seul intérieur"? Mais cet ennemi intérieur est déjà là, et depuis 40 ans, s'acharne à détruite le pays.

    Yves Prevost

    07 h 57, le 19 mai 2026

  • Le Pouvoir fait ce qu’il peut pour mettre fin aux malheurs suscités, à répétition, par ce hezbollah vendu de malheur. Quelles cartes a le Pouvoir, à part appliquer ses propres décisions de désarmer la milice, officiellement hors-la-loi ? Comme la très grande majorité des Libanais, c’est ce que veulent aussi Trump et le vainqueur de la guerre, notre voisin. La milice prétend que c’est un cadeau gratuit que de négocier. En fait de cadeau , croit-elle vraiment qu‘Israël va nous faire un cadeau gratuit et se retirer du sud avant de l’avoir complètement déculottée ?

    NG

    05 h 24, le 19 mai 2026

  • Il n'y aura pas de calme ni de stabilité ni de paix au Liban tant qu'Israel occupera un pouce du territoire libanais et ne permettra pas le retour de la population dans tous les villages du sud. De plus il n'y aura jamais de paix en israel tant qu'Israel ne reconnaitra pas les droits inaliénables des palestiniens pour un état. Comme une solution à deux états n'est plus possible, seule une solution à un état, fédéral ou autre, le droit au retour des palestiniens et un renoncement du sionisme permettront la paix, ce qui n'est pas pour demain la veille,. La force ne résout rien.

    MeK

    18 h 43, le 18 mai 2026

  • Le président et le premier ministre se débattent pour "ramasser la merde" des barbus. Ils ont le courage de le faire. En face d'eux Israël ne cédera rien tant que les barbus peuvent se reconstruire, donc la guerre restera ouverte car cette situation arrange ceux qui se battent et détruisent, les uns le Liban, les autres leur soit disant pays.

    Zeidan

    17 h 28, le 18 mai 2026

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