X

La Dernière

Si vous ne croyez pas à l’amour, qui y croira à votre place ?

Rencontre

Bénédicte Ann dévoile les recettes et les secrets pour trouver le partenaire idéal. « C'est décidé, j'arrête d'être célib! » : plus qu'un livre, un savoir-agir.

Danny MALLAT | OLJ
03/05/2017

« Je ne connais qu'un seul devoir, et c'est celui d'aimer », disait Camus. Le devoir de Bénédicte Ann, psychologue de formation, psychanalyste et love coach, est d'aider les amputés de l'amour à redéfinir leurs objectifs amoureux, à les réaliser et à élaborer les techniques pour un bien-être personnel. Pour les hommes mais surtout les femmes de toutes origines et de tous âges, elle met en place les « cafés de l'amour », des ateliers de développement personnel qu'elle anime régulièrement en France et à l'étranger ; un rendez-vous hebdomadaire dans l'esprit des cafés philo, le banquet de Platon façon vingt et unième siècle.

Et si on remontait à l'origine...
Pour Platon, il y avait trois sortes d'homme, les deux sexes féminin et masculin, et un troisième composé de ces deux-là, une espèce particulière baptisée androgyne. C'était un être parfait mais trop puissant. Zeus, après de longues réflexions, décida de les séparer en deux. Cette division étant faite, chaque moitié n'aura de cesse de chercher l'autre dont elle avait été séparée. De là vient l'amour que nous avons naturellement les uns pour les autres, celui qui nous ramène à notre condition primitive et rétablit notre ancienne perfection. C'est en remontant aux origines d'une relation que Bénédicte Ann tire des conclusions et propose des solutions.

Le bonheur passe par le toit
Bénédicte Ann a 20 ans quand elle décide de financer ses études en créant une agence de rencontres pour détecter très vite un monde riche en enjeux affectifs. Ayant vécu elle-même des amours compliquées, elle en arrive à déduire que le dysfonctionnement d'un couple n'est pas seulement une réalité que l'on subit, mais une erreur d'adaptation, de choix et de comportement. Elle découvre après son premier livre, Le prochain c'est le bon (éditions Albin Michel, 2011), que si l'on établit des règles et que l'on se penche sur les différents blocages qui ralentissent le parcours, on ne peut qu'avancer. Son ouvrage Autodiagnostic amoureux (Les éditions de l'homme, 2012) s'articule autour du vécu de l'enfance qui fait que l'on répète les mêmes erreurs perpétrées par les adultes qui nous ont élevés. Avec son dernier opus qu'elle a signé au Liban, C'est décidé j'arrête d'être célib ! (éditions Albin Michel), la voilà qui parcourt encore une fois le labyrinthe amoureux, livrant à ses lecteurs le fil d'Ariane. Comment trouver et garder un partenaire, déjouer les pièges pour devenir le propre artisan de sa vie amoureuse ? Voilà le défi qu'elle promet gagnant. Sa recette : ne plus se fier au hasard et agir en stratège, une méthode qu'elle dévoile de manière claire : « Tout commence par avoir un toit, dit-elle, s'assumer et être indépendant de l'autre avant de le rejoindre. »

Erreur de casting
Pour avoir vécu des relations compliquées, elle avoue que choisir la bonne personne passe d'abord par une prise de conscience afin d'éviter la répétition des scénarios amoureux. Pour diagnostiquer les relations passées et changer son propre mode d'emploi, il faut d'abord faire la paix avec soi-même, régler ses comptes avec le passé, dire oui à la vie et lui faire de la place. Elle établit ainsi deux types de relation : les relations toxiques, lorsque l'autre est toxique et que le conjoint se prête à sa toxicité pour l'empêcher de partir, et les systèmes toxiques ou pervers que la personne met en place pour garder l'autre et se saboter soi-même. Et d'ajouter : « Il me semble dommage de souffrir alors qu'il existe aujourd'hui des ressources, des outils qui peuvent accélérer le processus de résolution. »
Avant d'être une bienfaitrice, Bénédicte Ann est d'abord platonicienne, de par sa sagesse, par son enseignement et par la philosophie de vie qu'elle traque pour mieux laisser l'autre la trouver. Si la lanterne de Diogène n'éclairait que son cynisme, celle de Bénédicte Ann illuminera votre parcours amoureux. « Ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets de l'amour », disait Platon.

À la une

Retour à la page "La Dernière"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

En toute liberté de Fady NOUN

Le mufti et le pape

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le gouvernement entre les interférences externes et l’épineux dossier des relations avec la Syrie

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué