Rechercher
Rechercher

Carrières

Les camionneurs suspendent leur sit-in jusqu’à mardi

Le directeur général des FSI a promis de relayer les demandes des chauffeurs de poids lourds aux responsables.

Trafic dense hier à Ouzaï en raison des poids lourds garés sur le bord de la route. Photo Marwan Assaf

Après leur journée d'action qui a suscité la colère des automobilistes et des autorités mercredi, les camionneurs ont décidé de suspendre leur mouvement de protestation jusqu'à mardi. Ils contestent l'interdiction, décidée par le ministère de l'Intérieur, de transporter pendant un mois des matériaux issus des carrières.

Réunie hier avec le directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Osman, une délégation de camionneurs a annoncé vouloir suspendre les sit-in jusqu'à mardi, après que le général Osman a promis de relayer les demandes aux responsables concernés. Les camionneurs se sont également réunis avec la secrétaire générale des Forces libanaises, Chantal Sarkis.

Pendant ce temps, d'autres camionneurs maintenaient leur mouvement de protestation en gardant leurs véhicules stationnés sur le bord de la route à Dora, Safra, Costa Brava, sur la route de l'aéroport et celle de Zahrani, sans toutefois entraver la circulation.

Mercredi, le mouvement avait dégénéré lorsque les camionneurs ont coupé plusieurs axes routiers vitaux du nord au sud en passant par Dahr el-Baïdar, créant des embouteillages monstres qui ont paralysé le pays et généré des échauffourées, notamment sur la voie Ouzaï-Costa Brava. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent notamment un homme brisant les vitres d'une voiture avec un bâton.

 

(Pour mémoire : Le sit-in des camionneurs sur les routes libanaises dégénère)

 

Les camionneurs dénoncent la décision prise le 20 avril par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et qui consiste à stopper pendant un mois l'exploitation des carrières et le transport des matériaux issus de ces carrières sur l'ensemble du territoire libanais.

« La décision de suspendre l'exploitation des carrières pendant un mois est entre les mains du Conseil des ministres et le ministre de l'Intérieur a été clair sur ce sujet », confie une source proche de M. Machnouk à L'Orient-Le Jour. Même son de cloche chez le ministre de l'Environnement, Tarek el-Khatib, qui assure que « la décision va faire son chemin en Conseil des ministres ». « Nous n'avons pas d'informations sur une possible escalade des camionneurs », indique-t-il à L'OLJ.

Castro Abdallah, président de la Fédération nationale des syndicats d'ouvriers et employés au Liban (Fenasol), estime pour sa part que ce dossier n'est aucunement lié au problème environnemental posé par les carrières. « Le débat sur les carrières n'est pas nouveau, mais il faut voir pourquoi il a été sorti à nouveau maintenant. Il s'agit d'une bataille éminemment politique entre les différentes parties au pouvoir, dans le but de noyer le dossier de la loi électorale. Les sit-in (de mercredi) étaient planifiés et les dérapages qui se sont produits servent à faire peur aux gens et à usurper le droit démocratique de la société civile à s'exprimer de manière pacifique. La décision de fermer les routes était politique, sinon comment expliquer la parfaite synchronisation entre les camionneurs ? » déclare-t-il à L'OLJ. « Tout ce sit-in va se terminer par un accord d'ici au 15 mai et une prorogation du mandat du Parlement », estime-t-il.

 

 

Lire aussi

Khatib à « L’OLJ » : La réglementation des carrières ne fait pas de doute


Après leur journée d'action qui a suscité la colère des automobilistes et des autorités mercredi, les camionneurs ont décidé de suspendre leur mouvement de protestation jusqu'à mardi. Ils contestent l'interdiction, décidée par le ministère de l'Intérieur, de transporter pendant un mois des matériaux issus des carrières.


Réunie hier avec le directeur général des Forces...

commentaires (0)

Commentaires (0)