Musique

Oum, attachée à la terre mère

À travers des sonorités jazz, gospel, soul et afrobeat, la chanteuse célèbre son Maroc natal.

Oum, la voix chaude du Sahara.

Il va sans dire qu'Oum se démarque. Par son prénom, qui signifie mère, donné autrefois aux petites filles nées dans le désert, mais aussi, et surtout, par sa voix douce et suave. Humble, humaniste, la jeune femme de 38 ans tient à faire passer un message de solidarité dans ses chansons : « Mes textes sont écrits dans une forme de solidarité qui consiste à aimer, encourager et motiver l'autre. Avec mes musiciens, on cherche à retransmettre à notre public l'amour qui nous stimule lorsque nous jouons », indique l'artiste qui a conquis, dimanche soir, la scène du Music Hall dans le cadre de Liban Jazz.

Surnommée La voix du Sahara, la chanteuse est considérée comme l'ambassadrice culturelle du Maroc : « Je veux montrer l'image d'un pays ouvert sur les cultures d'ailleurs. Musicalement, rythmiquement, la musique marocaine peut très bien se marier aux autres. » Dans ses chansons, l'artiste aborde de nombreux thèmes. Elle parle d'amour, de liberté, de l'éphémère, de la nuit, ou encore du désir féminin qui n'est pas toujours dicible dans les cultures arabes. De passage au Liban, Oum sait qu'elle s'adresse à un public averti : « La culture musicale des Libanais est forte, tout comme leur joie de vivre et leur effervescence. »

 

« Lik »
Oum el-Ghaït Benessahraoui, née à Casablanca en 1978, a grandi à Marrakech. Dès l'âge de 14 ans, elle intègre une chorale gospel dans laquelle elle deviendra rapidement l'une des solistes. La chanteuse est révélée à 17 ans lors d'un passage à la télévision, dans une émission dédiée aux enfants malades du cœur. À l'époque, elle chante Tel est ton cœur, une musique coécrite avec Armando Paoné dans le cadre du téléthon.
Après six années en école d'architecture, Oum décide, en 2003, de s'investir totalement dans le milieu musical. Elle se tourne vers la disco, la soul et interprète des morceaux de Diana Ross, Aretha Franklin ou encore Ella Fidzgerald. Par la suite, elle se dirige vers le hip-hop et reprend les titres célèbres des Fugees, de Goldfrapp ou d'Erikah Badu. En 2009, elle sort son album Lik'oum, dont les titres mêlent soul, disco, jazz et même RnB. « C'était un véritable succès. Si vous interrogez quelqu'un qui me connaît sur un titre, il vous parlera nécessairement de la chanson Lik. » Le titre a d'ailleurs été repris par le rappeur Don Bigg en featuring avec la chanteuse.

 

La plaine des gazelles
Son quatrième opus, Zarabi, sorti en 2016, est particulièrement axé sur ses origines sahraouies : « Mon album s'inspire du langage et de la culture du sud du Maroc et du nord de la Mauritanie. J'y mêle les sonorités gnaoui et la poésie hassani », explique Oum.
Le nom de l'album fait référence aux tapis des tisseuses du village de M'hamid el-Ghizlane (la plaine des gazelles), où se tient le festival Taragalte, dont la chanteuse est marraine. « Nous avons enregistré l'album dans cette commune en plein désert, en plein air, sans casque et sans retour », raconte Oum. Une épopée aussi forte qu'éprouvante, puisque le groupe a dû faire face aux difficiles conditions climatiques. En évoquant cette expérience dans ses chansons, Oum espère convaincre son public de voyager avec elle, dans son oasis aux mille et une couleurs.


Il va sans dire qu'Oum se démarque. Par son prénom, qui signifie mère, donné autrefois aux petites filles nées dans le désert, mais aussi, et surtout, par sa voix douce et suave. Humble, humaniste, la jeune femme de 38 ans tient à faire passer un message de solidarité dans ses chansons : « Mes textes sont écrits dans une forme de solidarité qui consiste à aimer, encourager et...

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