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Esplanade des mosquées: un député israélien dénonce l'interdiction de visite de Netanyahu

AFP
28/03/2017

Yehuda Glick, député juif de droite, a annoncé mardi avoir saisi la Cour suprême israélienne contre la décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu d'interdire aux parlementaires de se rendre sur l'Esplanade des mosquées, lieu saint cristallisant les tensions à Jérusalem.

M. Glick, qui appartient au Likoud de M. Netanyahu, a dénoncé dans sa plainte que l'AFP a pu consulter, comme "discriminatoire" et "politique" cette décision prise il y a près d'un an et demi en vertu de laquelle aucun des 120 membres de la Knesset, le Parlement israélien, n'a le droit de se rendre sur l'Esplanade des mosquées.

Ce site, troisième lieu saint de l'islam, est révéré par les juifs comme le mont du Temple et certains d'entre eux réclament le droit d'y prier, notamment M. Glick, suscitant la crainte chez les Palestiniens d'un possible changement du statu quo en vigueur sur le site ultra-sensible.

Ces règles tacites autorisent la visite de tous mais ne donnent qu'aux musulmans le droit de prier. Les visites sous haute protection policière israélienne de juifs dégénèrent régulièrement en incident et un pic de violences avaient eu lieu il y a un an et demi, entraînant la décision de M. Netanyahu.

L'approche de la Pâques juive le 10 avril fait redouter à certains de nouvelles violences.
Lundi, des médias ont affirmé que ce dernier entendait réexaminer sa position après la fin du mois sacré musulman de ramadan, soit fin juin.

M. Glick a pris les devants, affirmant dans une vidéo une "étrange et intolérable réalité" qui fait que "n'importe qui dans le monde peut se rendre dans ce lieu, sauf les députés" israéliens, musulmans comme juifs.
Dans sa plainte, M. Glick fait valoir le "retour au calme" sur le site, après que le gouvernement a déclaré illégaux les "mourabitate" et les "mourabitoune", ces sentinelles musulmanes auto-proclamées qui assurent défendre le lieu saint face aux visiteurs juifs. Le gouvernement israélien affirme qu'elles agissent pour le compte du Mouvement islamique, le parti islamiste arabe israélien.
Dans sa plainte, il affirme encore que la police israélienne --la seule présente à Jérusalem-Est, palestinienne mais annexée par Israël-- a récemment préconisé le retour des ministres et députés israéliens sur le site.

Fin 2000, la venue sur l'Esplanade des mosquées du chef de l'opposition de l'époque Ariel Sharon, avait été l'un des déclencheurs de la seconde Intifada.
M. Glick, rabbin né aux Etats-Unis, avait échappé en octobre 2014 à une tentative d'assassinat alors qu'il menait campagne pour les droits des juifs sur le lieu saint. Son agresseur présumé avait été abattu chez lui à Jérusalem-Est le lendemain par la police israélienne.

En mars 2016, M. Glick était de retour sur l'Esplanade, mais n'a pu s'y rendre de nouveau puisqu'il a prêté serment à la Knesset deux mois plus tard.

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