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Londres identifie l'auteur de l'attaque de Westminster, revendiquée par l'EI

Royaume-Uni

Khalid Masood, 52 ans, était connu de la police mais sorti de leurs radars ces dernières années.

OLJ/AFP
23/03/2017

La police britannique a annoncé jeudi que l'auteur de l'attaque revendiquée par le groupe Etat Islamique (EI), qui a fait trois morts à Londres la veille, était un certain Khalid Masood, connu de ses services mais sorti de leur radar ces dernières années.
L'attentat a également fait une quarantaine de blessés dont deux se trouvaient "entre la vie et la mort" et cinq dans un "état critique", a annoncé la police dans la soirée.

Masood, né le 25 décembre 1964 dans le Kent (sud-est de l'Angleterre), vivait depuis peu dans les West Midlands (centre) et "ne faisait l'objet d'aucune enquête en cours", a indiqué Scotland Yard. "Les services de renseignement ne possédaient pas d'éléments sur son intention de mener une attaque terroriste".

Il était connu sous différentes identités, a ajouté la police. Il a lancé mercredi sa voiture contre la foule sur le pont de Westminster, face à Big Ben, tuant deux personnes - un Américain d'une cinquantaine d'années et une Britannique d'origine espagnole de 43 ans - et en blessant plusieurs dizaines. L'assaillant a ensuite poignardé à mort un policier après avoir réussi à entrer dans la cour du Parlement, symbole de la démocratie britannique, avant d'être abattu.

"L'auteur de l'attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l'EI et l'opération a été menée en réponse à l'appel à frapper les pays de la coalition" internationale antijihadiste, a affirmé Amaq, l'agence de propagande de l'EI. C'est la première attaque sur le sol britannique revendiquée par ce groupe extrémiste qui enchaîne les revers militaires en Irak et en Syrie.

 

 

'Héros'
La police britannique a arrêté après l'attentat huit personnes à six endroits différentes, sept à Birmingham (centre de l'Angleterre) et une à Londres, toutes soupçonnées de préparer des actes terroristes. Elle a également mené des opérations à Brighton (sud) et dans le Carmarthenshire, un comté du sud du pays de Galles.

Masood avait été condamné à plusieurs reprises dans le passé pour agression, possession d'armes et trouble à l'ordre public, a précisé Scotland Yard. Sa dernière condamnation remontait à décembre 2003 lorsqu'il avait été arrêté en possession d'un couteau.

"Il y a quelques années, il a fait l'objet d'une enquête du MI5" (service de renseignement intérieur) en lien avec "l'extrémisme violent", a expliqué la Première ministre Theresa May devant le Parlement, ajoutant qu'il était alors "un personnage marginal" dans l'enquête. Selon le Guardian, il ne figurait pas sur la liste du MI5 des 3.000 personnes les plus susceptibles de terrorisme.

Commise un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, l'attaque de Londres rappelle celles de Nice (France, 86 morts) et Berlin (12 morts), toutes deux revendiquées en 2016 par le groupe Etat islamique et déjà perpétrées en lançant un véhicule contre la foule.

Résolue à afficher sa détermination face à l'attaque la plus meurtrière depuis douze ans au Royaume-Uni, la Chambre des Communes, au grand complet, a observé une minute de silence avant de reprendre jeudi matin ses travaux.
"Nous n'avons pas peur", a clamé Theresa May en s'adressant aux députés, ajoutant que la démocratie allait "toujours triompher". La Première ministre a souligné que l'attentat ne remettait pas en cause le déclenchement du Brexit, prévu mercredi. Elle a rendu hommage au policier tué, un "héros". Une collecte sur internet en faveur de sa famille avait recueilli plus de 100.000 livres jeudi après-midi.

 

 

Veillée aux chandelles
La station de métro de Westminter près du Parlement, coeur politique et touristique de la capitale, a été rouverte tout comme le pont de Westminster.

Parmi les blessés, vingt-neuf, dont de nombreux touristes, ont été hospitalisées. Parmi eux figurent trois élèves français qui étaient en voyage scolaire. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, a rencontré jeudi matin leur famille. Il a dénoncé une "attaque contre le coeur de la démocratie" avant de se rendre au Parlement.

C'est l'attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis les attentats suicide du 7 juillet 2005, revendiqués par des sympathisants d'el-Qaëda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun londoniens. "Londres est déjà passée par là et sait encaisser le coup", a lancé le ministre de Défense Michael Fallon.

Une veillée aux chandelles en mémoire des victimes a rassemblé dans la soirée quelques centaines de personnes à Trafalgar Square. Le maire de Londres Sadiq Khan y a affirmé que les Londoniens ne se laisseront "pas abattre" par le terrorisme et "se dresseront pour défendre leurs valeurs".

"Mes pensées et mes prières, ainsi que ma plus profonde sympathie, vont à tous ceux qui ont été affectés par l'horrible violence", a déclaré la reine Elizabeth II.

Selon Scotland Yard, les services de sécurité britanniques ont déjoué 13 tentatives d'attentats depuis juin 2013 au Royaume-Uni où le niveau d'alerte antiterroriste reste fixé à quatre sur une échelle de cinq.

 

 

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Ma Fi Metlo

Vous pouvez faire 1 million d'arrestations si cela vous chante , mais tant que le nid du centre du coeur n'est pas à l'arrêt, ils recommenceront ces salafowahabites.

VOUS SAVEZ POURQUOI ? Parce que le vrai problème de la terre usurpée de Palestine n'est pas en bonne voie de se régler .

La différence entre les soutiens de cette cause Palestinienne , c'est par quelle méthode il faudra procéder.

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