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Moyen Orient et Monde

À la recherche de l’administration Trump...

Éclairage

La popularité du locataire de la Maison-Blanche a chuté de dix points, selon l'institut Gallup.

23/03/2017

Ainsi, en entamant son troisième mois à la Maison-Blanche, Donald Trump se retrouve classé par le Huffington Post comme le président le plus corrompu de l'histoire américaine. Les experts précisent « qu'aucun autre de ses prédécesseurs n'a été aussi prêt à utiliser les prestiges de son poste à des fins personnelles ». Malgré cela, ses affaires ne s'en portent pas mieux : la revue Forbes a mentionné que le milliardaire new-yorkais avait perdu, depuis son investiture à la première magistrature, plus d'un milliard de dollars du fait de la chute des prix de l'immobilier. Selon les médias américains et canadiens, le label Trump aurait également perdu de sa valeur. Le Canada, par exemple, a accepté que le groupe Trump construise la plus haute tour de ce pays à condition qu'elle ne porte pas son nom.

De plus en plus, le 45e président des États-Unis, ses enfants, son gendre et son chef stratégiste, Steve Bannon, appelé à présent le « Prince de l'obscurité », sont perçus comme une junte, contribuant à faire chuter de 10 points la popularité du chef de l'État. Elle est actuellement à 37 %, selon l'institut Gallup, qui note que depuis 72 ans de sondages présidentiels, Donald Trump est le premier à avoir atteint un niveau si bas. La cote de popularité de Barack Obama, au même point de sa présidence, avait atteint les 60 %. La sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, a indiqué vendredi dernier, en répondant aux questions des manifestants anti-Trump, qu'elle s'attend à ce qu'il se disqualifie lui-même de son poste à cause de ses violations constitutionnelles et de ses conflits d'intérêt.

 

(Pour mémoire : L’Amérique, une nation « blanche » ?)

 

Le Washington Post avait publié la semaine dernière un article intitulé « Un président sans administration », relatant ce que tout le monde constate : il a rempli uniquement tous les postes de la Maison-Blanche, laissant les branches administratives sans leadership. Une preuve que son expérience en politique est limitée et qu'il opère, comme en affaires, avec son instinct et ses impulsions. Sans compter que son animosité et sa guerre ouverte contre son propre parti sont de plus en plus toxiques.

Par ailleurs, le New York Times relève que le locataire de la Maison-blanche n'a soumis que 36 nominations de hauts responsables au Sénat, contre le double initié par Barack Obama durant la même période. Il est donc bien loin de remplir les 500 postes similaires encore vacants, étant donné son manque de confiance à l'égard des gens qui ne font pas partie de son cercle rapproché. Même les membres de son cabinet sont concernés par ce déficit de confiance. Le président a décidé hier de s'adresser en personne aux autres membres de l'OTAN, éclipsant ainsi son secrétaire d'État, Rex Tellerson, dont le département a eu les ailes coupées et dont les locaux on été désertés par tous.

 

(Pour mémoire : Les suprémacistes blancs de l’administration Trump)

 

Bannon et « l'État profond »
Steve Bannon, son alter ego, qui nourrit cette méfiance et cette anxiété, semble essayer de convaincre Donald Trump qu'il existe un complot de « l'État profond » pour torpiller sa présidence. Ce concept, importé de l'étranger implique un réseau de l'ombre constitué d'instituts, d'officiels, de militaires et autres hauts responsables qui conspirent pour influencer la politique du gouvernement et saper des leaders élus démocratiquement. M. Bannon a avancé cette théorie après avoir échoué à jeter le blâme sur les démocrates qu'il considère responsables des erreurs du président.

Michael Hayden, ancien directeur de la CIA durant les mandats des présidents George W. Bush et Barack Obama, a déclaré à la chaîne MSNBC : « Je n'utiliserais jamais le terme "État profond". Nous l'utilisons uniquement en parlant de la Turquie et des pays similaires, mais sûrement pas pour les États-Unis. » Newt Gingrich, ancien président républicain de la Chambre des représentants et qui était le plus grand conseiller de la campagne présidentielle de Donald Trump, n'en pense pas moins : « Ce que le président Trump découvre, c'est qu'il a un énorme, énorme problème sous-jacent, et je crois qu'il est choqué que le système lui soit aussi hostile. »

Il est clair que Donald Trump est assiégé de partout. Les grands du monde entier sont inquiets et troublés par ce leadership américain, et ils pourraient se distancier des buts et des intérêts des USA. À part, peut-être, quelques pays arabes. « Sa volonté d'injecter, sans compter, dans la modernisation des effectifs militaires et même l'envoi de troupes au sol ne sont pas convaincants dans ce contexte » , explique un expert en économie d'un think tank de Washington. Il ajoute : « Comment un homme qui brandit de grands succès en matière de gestion de ses affaires peut-il être ainsi dépassé par les événements ? »

 

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RE-MARK-ABLE

Je fais juste une piqûre de rappel sur ce que j'avais écrit il y a un mois de cela .

TRUMP-PÈTE N'AURA LA PAIX ET L'ADHÉSION " POPULAIRE" QUE SI ET SEULEMENT SI IL ACCEPTE DE TRANSFÉRER SA CAPITALE A JERUSALEM ET QU'IL DÉCLARE LA VOIE OUVERTE À LA COLONISATION .

PARCE QUE ATTAQUER L'IRAN C'EST IMPOSSIBLE .....

MERCI DE RE PUBLIER , PUISQUE L'OLJ L'AVAIT DEJA FAIT AUPARAVANT .

Chammas frederico

L'Etat Profond" même s'il n'existait pas, il lui est substitué une "meute de journalistes" dont des titres respectables, qui se délectent de contrer tous les mouvements de Trump...qui bien que businessman n'est pas "un bon joueur d'échecs"
Devant cette démocratie partiale et quasi assiégée et peut être réduite à l'impuissance, comment ne pas comprendre "les efforts d'Erdogan" pour devenir un "timonier" de cette Turquie aux multiples problèmes et multiples ennemis...
Ce pays, en son temps a été sauvé par Ataturk, militaire à poigne de fer , aujourd'hui , il a besoin d'un homme fort et décide ( quels que soient les reproches d'autocrate qu'on puisse lui faire)
Revenant à Trump, pour le bien des USA et du monde, il faut desserrer le "carcan démocratiquement médiatique qui l'étouffe, et peut le pousser à des extrémités regrettables" démocratie, OK, mais il faut un consensus du "démos"... Les USA sont ils à ce point divisés que la démocratie soit en danger et condamnée à l'échec?

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