Les témoins qui ont assisté à l'attaque samedi matin à l'aéroport d'Orly-Sud décrivent une scène aussi brève qui violente. AFP / Benjamin CREMEL
Un assaillant qui prend "en otage une militaire par le cou", des magasins qui ferment leurs rideaux instantanément, des valises abandonnées en plein aéroport: les témoins qui ont assisté à l'attaque samedi matin à l'aéroport d'Orly-Sud décrivent une scène aussi brève qui violente.
Un homme a été abattu vers 08H30 par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir tenté de dérober une arme à une militaire de l'opération Sentinelle. "J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne". Dominique (qui ne souhaite pas donner son nom de famille), 58 ans, devait prendre un avion avec son épouse pour la République dominicaine quand il a vu au premier étage de l'aérogare "un homme qui tenait en otage une militaire", a-t-il raconté à l'AFP : "il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme" qu'il tentait d'arracher.
Il comprend que c'est "sérieux". "Alors on s'est éloigné et en descendant les escaliers, j'ai entendu des coups de feu".
Hakim, qui devait prendre un vol pour l'Algérie avec ses parents et sa soeur, confirme que tout s'est passé très vite. Il se trouvait au "dépose-bagages" au rez-de-chaussée de l'aéroport, quand il a entendu des coups de feu. "On a compris que c'était assez loin de nous".
L'attaque a eu lieu à 08h30 au premier étage du terminal Sud, dans la zone publique de l'aéroport, avant les contrôles de sécurité.
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"On a pensé à un attentat"
"Le personnel nous a demandé de partir. On a laissé les bagages et on s'est mis à l'abri plus loin" tandis que les "magasins fermaient leurs rideaux". Lui et sa famille ne sont restés que "cinq minutes après les coups de feu". Mais, confie-t-il, "tout de suite on a pensé à un attentat".
"Les gens ne comprenaient pas trop", explique Hakim. Sa mère qui est en fauteuil roulant n'a pas été bousculée malgré l'évacuation de l'aéroport. Enveloppée dans une couverture de survie dorée, la dame de 69 ans attendait patiemment, retranchée avec d'autres passagers derrière le cordon de sécurité, devant l'aérogare, sous la pluie.
Sofiane Slim, un agent d'escale de la Royal Air Maroc de 30 ans, lui, a cru que "c'était soit un film soit un exercice d'entraînement". Il se trouvait au rez-de-chaussée quand ont retenti les coups de feu. "C'a été la panique générale: les gens couraient de partout". "Dans la cohue, j'ai essayé de rassurer un peu les gens. Pendant dix minutes, on a dû se débrouiller un peu seuls. Il n'y avait que quelques policiers autour de nous. Ca courait dans tous les sens", raconte-t-il.
L'aéroport d'Orly a été entièrement évacué. Devant les terminaux, des files de voitures se sont formées tandis des centaines de passagers désorientés évoluaient au milieu des véhicules, traînant leur valises à roulette derrière eux. De nombreux véhicules de pompiers et de la police étaient sur place, ainsi que la Croix-Rouge.
Des bouchons monstres se sont formés sur la voie rapide qui mène jusqu'à l'aéroport, les passagers descendant de voiture en quête d'explications.
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Une dérive que l'on a du mal à expliquer Alors comment la "corriger"? Il semble que ce n'est que la pointe visible de l'iceberg qui menace notre navire... Si beau, si intelligent, si efficace par ailleurs... Une preuve que le "mal" existe et continue à nous menacer
11 h 14, le 19 mars 2017