Le ministre Bassil recevant l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, au palais Bustros, le 28 septembre 2016. Photo ANI
Tout d'abord, je vous remercie pour votre visite à la diaspora libanaise de Kinshasa. Nous, les émigrés, vous sommes très reconnaissants pour toutes les initiatives que vous essayez de mettre en œuvre pour le bien-être de tous ces Libanais qui ont dû quitter leur pays natal pour un avenir meilleur mais dont la plupart espère un jour y retourner pour y vivre définitivement. Néanmoins, notre retour ne sera pas possible tant qu'un État de droit, fort et efficace n'ait pas été édifié pour nous permettre de vivre en toute sécurité loin de toute tutelle qu'elle soit syrienne, iranienne ou autre.
Depuis 1989, nous avons cru en un homme qui nous parlait d'unité, d'indépendance, d'intégrité territoriale et d'entente islamo-chrétienne. Cet homme a finalement accédé à la magistrature suprême et nous voilà de nouveau à espérer que sa lutte pour un Liban souverain autour d'un État fort portera ses fruits, car nous croyons qu'il soit la dernière chance pour le pays. Étant franco-libanais, marié à une Canadienne, j'aurai le choix d'aller vivre en France, ou même au Canada, deux États de droit, de liberté et d'égalité. Mais mon cœur ne penche que pour le Liban. Vous savez très bien, Monsieur le Ministre, que la diaspora libanaise a un grand rôle à jouer dans l'édification du pays. Mais nous comptons sur les promesses du président Michel Aoun de bâtir une nation pour le grand peuple du Liban.
Notre pays nous manque, facilitez-nous la tâche pour y retourner. Nous vous aiderons à le rebâtir.
Carlos ACHKAR


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Yâ harâââm !
10 h 06, le 13 février 2017