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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Poutine « essaie de casser » l’OTAN, affirme le possible futur patron du Pentagone

James Mattis a été auditionné hier par la commission de la Défense au Sénat.

Auditionné hier par la commission de la Défense au Sénat, James Mattis, le futur patron du Pentagone sous réserve de confirmation, a estimé que la Chine « détruisait la confiance » dans ses relations avec ses voisins. Mandel Ngan/AFP

Le président russe Vladimir Poutine « essaie de casser » l'Alliance atlantique, a estimé hier devant le Sénat américain James Mattis, l'ancien général des marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense. Le futur patron du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, a par ailleurs estimé que la Chine « détruisait la confiance » dans ses relations avec ses voisins.
Sur la Russie, le général Mattis a affiché un message de fermeté, propre à rassurer les élus républicains qui s'inquiètent d'une possible complaisance du président élu envers le maître du Kremlin. L'ancien militaire « soutient la volonté » de Donald Trump de renouer le dialogue, mais souligne en même temps que la Russie « a choisi d'être un rival stratégique des États-Unis ». Les États-Unis « doivent être capables de s'opposer » à Moscou le cas échéant, et de « se défendre si leurs intérêts sont menacés », a-t-il expliqué dans ses réponses écrites aux questions que lui ont soumises les sénateurs de la commission de la Défense.
Le général à la retraite a aussi rendu un hommage appuyé aux agences de renseignements américaines, avec lesquelles le président élu est apparu plus d'une fois en porte-à-faux sur la question de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle. « Dans toutes mes années de service dans l'armée, j'ai eu une relation étroite » avec les agences de renseignements, a-t-il expliqué devant les sénateurs, et « j'ai pu évaluer leur efficacité parfois quotidiennement ». « J'ai un très, très haut degré de confiance dans notre communauté du renseignement », a-t-il indiqué.
À propos de la Chine et de ses ambitions territoriales en mer de Chine méridionale, le général Mattis a expliqué qu'il fallait « collaborer avec la Chine quand c'est possible, mais aussi être prêt à s'opposer à des comportements inappropriés » si Pékin « choisit d'agir contrairement à nos intérêts ».

Steele, l'homme invisible
Par ailleurs, hier également, le directeur du renseignement américain, James Clapper, a exprimé à Donald Trump sa « profonde consternation » après la fuite d'un rapport sur des liens présumés entre le président élu et la Russie, affirmant que ses services n'étaient pas à l'origine de ce texte ni de sa diffusion. « Nous ne nous sommes pas basés sur (ce document) pour nos conclusions », a aussi écrit dans un communiqué M. Clapper, sans préciser la teneur de ces conclusions. Il a ajouté que les renseignements américains n'avaient « aucun jugement quant à la fiabilité des informations contenues dans ce document ». Selon des médias américains, un ex-agent des services secrets britanniques, Christopher Steele, serait l'auteur de ce rapport, dont les chefs du renseignement américain ont informé en fin de semaine dernière le président sortant Barack Obama et Donald Trump.
Sa maison ? Vide. Son bureau ? Injoignable. Traqué par les médias, Christopher Steele (52 ans) restait introuvable hier. La publication de son nom par le Wall Street Journal a déclenché une véritable chasse à l'homme au Royaume-Uni, mais l'ex-espion reste invisible, plusieurs médias affirmant qu'il aurait quitté son domicile pour se mettre au vert. Selon le quotidien britannique The Telegraph, qui cite une source anonyme dans son entourage, M. Steele aurait plié bagage, inquiet pour sa sécurité, celle de sa famille, et craignant d'éventuelles représailles de Moscou après la publication du rapport.
Hier aussi, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a jugé « inacceptable » qu'on puisse tenter d'influencer une élection nationale depuis l'étranger, au moment donc où la Russie est dans le viseur du renseignement américain pour son ingérence dans l'élection remportée en novembre par M. Trump. « Nous sommes bien sûr préoccupés par la cybersécurité », a dit M. Stoltenberg, interrogé lors d'une conférence à Bruxelles sur les accusations de piratage informatique russe visant à saper la présidentielle américaine.
À ce sujet, précisément, M. Trump a désigné hier Rudy Giuliani, l'ex-maire de New York et l'un de ses plus fervents soutiens, pour le conseiller sur le dossier explosif de la cybersécurité, alors que le scandale du piratage informatique de la campagne électorale par Moscou ne cesse de l'empoisonner.
(Source : AFP)

Le président russe Vladimir Poutine « essaie de casser » l'Alliance atlantique, a estimé hier devant le Sénat américain James Mattis, l'ancien général des marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense. Le futur patron du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, a par ailleurs estimé que la Chine « détruisait la confiance » dans ses relations avec ses voisins.Sur la Russie, le général Mattis a affiché un message de fermeté, propre à rassurer les élus républicains qui s'inquiètent d'une possible complaisance du président élu envers le maître du Kremlin. L'ancien militaire « soutient la volonté » de Donald Trump de renouer le dialogue, mais souligne en même temps que la Russie « a choisi d'être un rival stratégique des États-Unis ». Les États-Unis...
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