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Moyen Orient et Monde

Mer de Chine : après les menaces de Tillerson, Pékin réagit modérément

Pékin faisait le dos rond hier après les attaques du secrétaire d'État américain nommé par Donald Trump, Rex Tillerson, qui a menacé d'interdire au géant asiatique l'accès à des îlots disputés de mer de Chine du Sud – ce qui supposerait un blocus inédit. L'ex-PDG d'ExxonMobil, dont M. Trump veut faire le chef de la diplomatie américaine, a multiplié mercredi les piques contre la Chine lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. « Nous allons devoir envoyer un signal clair à la Chine, pour lui signifier que les constructions sur les îles (contestées) doivent cesser et que (son) accès à ces îles ne sera plus permis », a-t-il ainsi lancé. « Construire des îles (artificielles) et ensuite y installer des équipements militaires, c'est la même chose que la prise de la Crimée par la Russie. C'est une menace pour l'ensemble de l'économie, si la Chine est capable d'imposer ses volontés sur le passage à travers ces eaux », a estimé M. Tillerson.
Cette menace inédite n'a cependant suscité qu'une réaction modérée : la Chine « a parfaitement le droit » de mener des activités dans la région, a simplement répliqué Lu Kang, porte-parole de la diplomatie chinoise. Ainsi, du côté chinois, on préfère mettre en avant l'apaisement relatif des derniers mois. « La situation en mer de Chine méridionale s'est apaisée. Nous espérons que les pays extérieurs à la région pourront respecter le consensus que (cet apaisement) est dans l'intérêt fondamental du monde entier », a souligné Lu Kang.

Pékin faisait le dos rond hier après les attaques du secrétaire d'État américain nommé par Donald Trump, Rex Tillerson, qui a menacé d'interdire au géant asiatique l'accès à des îlots disputés de mer de Chine du Sud – ce qui supposerait un blocus inédit. L'ex-PDG d'ExxonMobil, dont M. Trump veut faire le chef de la diplomatie américaine, a multiplié mercredi les piques contre la Chine lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. « Nous allons devoir envoyer un signal clair à la Chine, pour lui signifier que les constructions sur les îles (contestées) doivent cesser et que (son) accès à ces îles ne sera plus permis », a-t-il ainsi lancé. « Construire des îles (artificielles) et ensuite y installer des équipements militaires, c'est la même chose que la prise de la Crimée...
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