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Liban

Les victimes libanaises de l'attaque d'Istanbul rapatriées à Beyrouth

"Nous restons aux côtés des proches des victimes et suivons l'affaire avec le gouvernement turc", promet Saad Hariri, présent sur le tarmac de l'AIB.

De gauche à droite : Elias Wardini, Haykal Moussallem et Rita Chami, les trois victimes libanaises de l'attentat d'Istanbul. Photo Ani

Les victimes libanaises de l'attaque meurtrière contre une discothèque d'Istanbul dans la nuit de samedi à dimanche ont été rapatriées lundi soir à Beyrouth à bord d'un avion de la Middle East Airlines. L'appareil transportait 44 personnes, dont cinq blessés, ainsi que les dépouilles mortelles de Rita Chami, Elias Wardini et Haykal Moussallem.

Les jeunes Libanais fêtaient le réveillon du Nouvel An, avec 700 à 800 autres personnes, dans la célèbre discothèque Reina, quand un assaillant a ouvert le feu sur la foule à 01h15 dimanche (22h15 GMT samedi), faisant 39 tués et 65 blessés. Nombre de personnes présentes ont plongé dans les eaux glacées du Bosphore pour échapper à la mort, selon les médias turcs. Il n'est donc pas clair pour le moment si les trois jeunes Libanais ont été tués dans l'attaque ou s'ils sont morts noyés.

Selon le bilan officiel des autorités libanaises, outre les trois tués, six Libanais ont été blessés dans l'attaque : Bouchra Doueihi, Melissa Pappalardo, la fiancée d’Elias Wardini, Nidal Bcherrawi, directeur d'une agence de mannequins, François Asmar, Jihad Abdel Khalek et Nasser Béchara.

 


Le Premier ministre Saad Hariri à bord de l'avion avec l'une des blessés, Melissa Baralardo. Photo Dalati et Nohra

 

"Nous serons aux côtés des proches des victimes"
Vers 20h15, le Premier ministre libanais, Saad Hariri, est arrivé à l'Aéroport international de Beyrouth, quelques minutes avant que le vol transportant les 44 personnes et les trois dépouilles mortelles n'atterrisse sur le tarmac. 

"Nous sommes responsables en tant qu’État libanais envers nos citoyens", a dit M. Hariri, le visage grave, devant une multitude de journalistes. "Nous restons aux côtés des proches des victimes et suivons l'affaire avec le gouvernement turc", a-t-il expliqué. Et de conclure : "Le terrorisme n'a pas de religion et nous cible aveuglément. Il cible ceux qui aiment la vie. Nous lui ferons barrage grâce à notre union nationale. Aujourd'hui est un jour de deuil pour les martyrs. Prions pour les victimes et restons unis".

 

(Lire aussi : Attentat d'Istanbul : "J'ai fait le mort pour qu'il arrête de me tirer dessus", raconte le Libanais François Asmar)

 

"Les victimes de l'attentat nous sont chères. Tout comme les martyrs tombés sur le territoire libanais, ils ont été tués par le même ennemi : le terrorisme", a estimé pour sa part le ministre des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos, également présent à l'AIB.

 

 

Une fois l'appareil posé, M. Hariri, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, ainsi que plusieurs responsables libanais, sont allés sous sévère escorte sur la piste d'atterrissage afin d'accueillir les rescapés qui étaient capables de se déplacer et leurs familles.

En moins de dix minutes, tous les passagers étaient descendus de l'appareil, hormis les blessés qui doivent être hospitalisés. Plusieurs ambulances de la Croix-Rouge libanaise étaient sur les lieux afin de les prendre en charge et de transporter les dépouilles mortelles des trois jeunes victimes.

Vers 20h40, les trois cercueils recouverts du drapeau libanais ont été débarqués de l'appareil. Un peu plus tard, les responsables libanais, entourés de quelques journalistes, sont montés à bord de l'appareil afin de s'enquérir de la situation des blessés.

Sur la piste, devant le salon d'honneur, une foule de proches et d'amis attendait impatiemment, certains ne pouvant plus contenir leur colère et leur tristesse.

 

(Repère : Ce qu'on sait de l'attaque contre une discothèque d'Istanbul)

 

Bouchra Doueihy toujours hospitalisée à Istanbul
Sur ordre du ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, plusieurs hôpitaux assureront la prise en charge des victimes de l'attentat. Les dépouilles mortelles d’Elias Wardini, Rita Chami et Haykal Moussallem seront admises à l'Hôtel-Dieu, à Achrafieh, sauf avis contraire des familles. 

Les frais d'hospitalisation des blessés seront entièrement pris en charge par le ministère de la Santé. François Asmar et Nasser Béchara seront ainsi admis à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth. Nidal Bcherrawi sera, lui, admis à l'hôpital Rizk et Melissa Baralardo à l'hôpital Saint-Georges. Jihad Abdel Khalek, légèrement blessé, se porte pour sa part bien et pourra se rendre chez lui sans être hospitalisé. Dans le cas contraire, il sera également pris en charge aux frais de l’État.

Quant à la jeune Bouchra Doueihy, fille du député Estéphan Doueihy, atteinte de trois balles et qui se trouve dans un état désormais stable, elle restera à Istanbul jusqu'à nouvel ordre. Son père, accompagné d'une équipe médicale libanaise, se trouve à son chevet. Le général Kheir a affirmé qu'elle sera probablement rapatriée dans les prochaines 48 heures.

 

Repère
Le club Reina, haut lieu de la vie nocturne à Istanbul

 

Lire aussi
"Les gens piétinaient d'autres gens" : un rescapé raconte l'attaque d'Istanbul


Les victimes libanaises de l'attaque meurtrière contre une discothèque d'Istanbul dans la nuit de samedi à dimanche ont été rapatriées lundi soir à Beyrouth à bord d'un avion de la Middle East Airlines....

commentaires (1)

On dit que la bactérie wahabite qui a tué était combattante en Syrie. Ça se trouve c'est une de celle que la bonté des résistants à laisser partir de Alep la libérée .

FRIK-A-FRAK

11 h 23, le 03 janvier 2017

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Commentaires (1)

  • On dit que la bactérie wahabite qui a tué était combattante en Syrie. Ça se trouve c'est une de celle que la bonté des résistants à laisser partir de Alep la libérée .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 23, le 03 janvier 2017