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Moyen Orient et Monde - Conflit

Russie, Iran et Turquie adoptent une « déclaration » sur la Syrie

L'Onu annonce l'envoi de 20 observateurs à Alep-Est.

La Russie, l’Iran et la Turquie ont adopté hier à Moscou une « déclaration » visant à mettre fin au conflit en Syrie, par laquelle ils s’engagent à œuvrer à la mise en place d’un cessez-le-feu dans l’ensemble du pays. Natalia Kolesnikova/AFP

La Russie, l'Iran et la Turquie ont adopté hier une « déclaration » visant à mettre fin au conflit en Syrie, par laquelle ils s'engagent à œuvrer à la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble du pays, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Dans le cadre de cette déclarations, les trois pays s'engagent également à organiser des négociations de paix au Kazakhstan.
Le chef de la diplomatie russe s'exprimait à l'issue d'une réunion, à Moscou, avec ses homologues iranien et turc et les ministres de la Défense des trois pays. Sergueï Lavrov a informé par téléphone son homologue américain, John Kerry, des résultats des entretiens tenus à Moscou, a aussi fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères. M. Lavrov a souligné que Moscou et Téhéran, principaux soutiens militaires du président syrien Bachar el-Assad, et Ankara, qui appuie certains rebelles, s'étaient engagés à faciliter la recherche d'une solution politique entre le gouvernement de Damas et l'opposition qui garantirait l'intégrité territoriale de la Syrie. « L'Iran, la Russie et la Turquie sont prêts à faciliter l'élaboration d'un accord, qui est déjà en cours de négociation, entre le gouvernement syrien et l'opposition, et d'en être les garants », peut-on lire dans cette « déclaration de Moscou ». « Ils invitent tous les autres pays ayant de l'influence sur la situation sur le terrain à faire de même (à faciliter un accord) », ajoute le document. Les trois pays sont d'accord sur le fait que la priorité aujourd'hui en Syrie doit être de lutter contre le terrorisme, pas d'orchestrer un changement de régime à Damas, a précisé le chef de la diplomatie russe.
Son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, ne l'a pas démenti, mais a souligné qu'il fallait arrêter de soutenir « tous les groupes étrangers » combattant en Syrie, visant implicitement le Hezbollah et les milices chiites irakiennes ou d'autres pays appuyant l'armée syrienne. Ce serait une erreur de ne regarder que d'un seul côté, a insisté le ministre turc, qui s'exprimait devant la presse aux côtés de ses homologues russe et iranien.
Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait indiqué un peu plus tôt que la première étape de la « feuille de route » devrait être la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble de la Syrie. « Toutes les tentatives précédentes de la part des États-Unis et de leurs partenaires pour s'entendre sur des actions coordonnées étaient vouées à l'échec. Aucun d'eux n'avait réellement d'influence sur le terrain », a-t-il déclaré. « L'adoption de la déclaration au niveau des ministres de la Défense et des Affaires étrangères signifie que nous sommes prêts à nous attaquer ensemble aux questions concrètes liées à la résolution (du conflit) en Syrie », a ajouté Sergueï Choïgou.

À Alep
Parallèlement, l'armée syrienne a appelé hier à l'aide de haut-parleurs les derniers rebelles à quitter Alep en vue de parachever la reprise totale de la deuxième ville du pays, alors que quelque 25 000 personnes, des rebelles et des civils, ont déjà été évacuées de la métropole septentrionale syrienne depuis jeudi, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Des « milliers » de personnes attendent encore d'être évacuées, a déclaré une porte-parole du CICR, Ingy Sedky. Et Sergueï Lavrov a estimé que l'évacuation des civils serait finie « d'ici un, deux jours maximum ». Mais hier, seuls dix bus ont transporté des civils et des insurgés d'Alep vers des quartiers gouvernementaux avant de les emmener dans d'autres régions sous contrôle rebelle à l'ouest de la ville. Les autres bus qui devaient transporter les derniers habitants ne sont pas sortis de l'enclave rebelle, en attendant de régler un nouveau problème, semble-t-il, avec les évacuations des villages chiites prorégime de Foua et Kfarya assiégés par les insurgés dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
L'agence de presse officielle syrienne Sana a fait état « d'un retard dans la sortie du dernier convoi (du réduit rebelle) après des divergences entre groupes terroristes » liées aux évacuations de Foua et Kfarya. En échange des évacuations d'Alep, 750 personnes ont déjà pu quitter les deux localités, selon le CICR. Pendant la journée, vieillards, femmes et enfants pour la plupart se sont agglutinés dans les bus avec les rares affaires qu'ils ont pu emporter d'Alep. Plusieurs étaient en pleurs et d'autres grelottaient de froid, selon des correspondants de l'AFP. « Leur état est lamentable », a indiqué un responsable de l'Union des organisations des secours et soins médicaux, Bachar Babbour, à Khan al-Assal, point de rassemblement en zone rebelle. « La plupart des gens demandent de l'eau et à manger, en plus de couvertures », a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué hier qu'Israël étudiait la possibilité d'accueillir dans ses hôpitaux des blessés évacués des anciens quartiers rebelles de la ville syrienne d'Alep. « Nous sommes prêts à accueillir des femmes et des enfants blessés, et aussi des hommes si ce ne sont pas des combattants (...), à les faire venir en Israël, à prendre soin d'eux dans nos hôpitaux comme nous l'avons fait déjà avec des milliers de civils syriens », a indiqué M. Netanyahu.
À l'initiative de la France, le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité une résolution prévoyant le déploiement rapide à Alep du personnel humanitaire de l'Onu déjà présent en Syrie pour surveiller les évacuations et évaluer la situation des civils. Selon le porte-parole de l'Onu à New York, le régime et d'autres parties sur le terrain ont accepté le déploiement de 20 observateurs « nationaux et internationaux » pour superviser les évacuations. Avec cette résolution, l'objectif de la France est « d'éviter un nouveau Srebrenica », ville de Bosnie où fut commis en 1995 le pire massacre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a dit l'ambassadeur français, François Delattre, alors que l'Onu et des ONG internationales avaient fait état d'atrocités qu'aurait commises le régime dans les secteurs reconquis à Alep.
L'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura a, lui, annoncé son intention de convoquer des négociations intersyriennes le 8 février à Genève.
(Sources : agences)

La Russie, l'Iran et la Turquie ont adopté hier une « déclaration » visant à mettre fin au conflit en Syrie, par laquelle ils s'engagent à œuvrer à la mise en place d'un cessez-le-feu dans l'ensemble du pays, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Dans le cadre de cette déclarations, les trois pays s'engagent également à organiser des négociations...
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Des officiers étrangers, arabes, occidentaux et israéliens se trouvaient parmi ceux qui tentaient de s’enfuir des quartiers est d’Alep dans le cadre de l’opération d’évacuation. leur identité Moetaz Ogaklan Uglu, turc, David Sott Wener américain , David Shlomo Aram, israélien, Mohammad sheikh al-Islam al-Tamimi, qatari, Mohammad Ahmad al-Sebiane, saoudien , Abdel Menhem Fahd al-Hrei, saoudien, Ahmad Ben Nawfal al-Dreij, saoudien, Mohammad Hassan al-Sbaï, saoudien, Qassem Saad al-Sumeiri, saoudien, Ayman Qassel al-Thaalbi, saoudien, Ahmad al-Tiraoui, jordanien et Mohammad al-Chafii al-Idrisse, marocain. Ces officiers étrangers tentent de fuir de l’est d’Alep avec les BACTERIES. C’est la raison pour laquelle vous avez vu cette scène hystérique au Conseil de sécurité ces derniers jours parce que le but essentiel était de sauver ces officiers des renseignements qui appartiennent aux nationalités des pays qui y ont propose des projet de résolutions . La suspension de l’opération d’évacuation entre vendredi et dimanche, on doit l'imputer aux groupuscules armés qui ont violé les clauses de l’accord qui stipulaient que les bactéries ne sortent des quartiers que des armes légers, et qui ont tenté de faire sortir des militaires syriens faits prisonniers ainsi que des civils et un certain nombre des cadavres de martyrs syriens. Beaucoup de rebelles ont quitté les bus qui devaient les emmener vers les régions contrôlées par les factions armés et se ont finalement rendus .

FRIK-A-FRAK

10 h 56, le 21 décembre 2016

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Commentaires (1)

  • Des officiers étrangers, arabes, occidentaux et israéliens se trouvaient parmi ceux qui tentaient de s’enfuir des quartiers est d’Alep dans le cadre de l’opération d’évacuation. leur identité Moetaz Ogaklan Uglu, turc, David Sott Wener américain , David Shlomo Aram, israélien, Mohammad sheikh al-Islam al-Tamimi, qatari, Mohammad Ahmad al-Sebiane, saoudien , Abdel Menhem Fahd al-Hrei, saoudien, Ahmad Ben Nawfal al-Dreij, saoudien, Mohammad Hassan al-Sbaï, saoudien, Qassem Saad al-Sumeiri, saoudien, Ayman Qassel al-Thaalbi, saoudien, Ahmad al-Tiraoui, jordanien et Mohammad al-Chafii al-Idrisse, marocain. Ces officiers étrangers tentent de fuir de l’est d’Alep avec les BACTERIES. C’est la raison pour laquelle vous avez vu cette scène hystérique au Conseil de sécurité ces derniers jours parce que le but essentiel était de sauver ces officiers des renseignements qui appartiennent aux nationalités des pays qui y ont propose des projet de résolutions . La suspension de l’opération d’évacuation entre vendredi et dimanche, on doit l'imputer aux groupuscules armés qui ont violé les clauses de l’accord qui stipulaient que les bactéries ne sortent des quartiers que des armes légers, et qui ont tenté de faire sortir des militaires syriens faits prisonniers ainsi que des civils et un certain nombre des cadavres de martyrs syriens. Beaucoup de rebelles ont quitté les bus qui devaient les emmener vers les régions contrôlées par les factions armés et se ont finalement rendus .

    FRIK-A-FRAK

    10 h 56, le 21 décembre 2016

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