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Culture - Festival Al-Bustan

Vive les reines et les impératrices d’Orient

Cléopâtre, Zénobie, Médée, Shéhérazade... Autant de figures royales et impériales à l'honneur de la programmation 2017 du Festival al-Bustan. Une édition qui célèbre la magnificence, la puissance, l'intelligence et la féminité de ces reines orientales à travers les œuvres des grands compositeurs et rappelle à toute femme, née dans cette partie du monde, qu'elle a eu un passé glorieux.

Les membres du comité du Festival al-Bustan lors de la conférence de presse annonçant le programme de l’édition 2017. Photo Michel Sayegh

« Je déclare ouverte la saison du Bustan. » Avec sa baguette de chef d'orchestre, le maestro Gianluca Marciano a lancé hier la programmation du festival, qui se tiendra du 15 février au 19 mars. « C'est une année spéciale, prévient-il. Comment donc vous inciter à ne rien rater de ces spectacles magnifiques qui donneront la part belle aux opéras ? » Un programme intense touchant cette région de près et présentant des interprètes stars ou espoirs prometteurs qui se rejoindront dans ce programme lyrique de toute beauté. « Chaque semaine sera un festival, car nous ne sommes pas habitués à travailler innuendo mais bien crescendo. »

Lorsque Laura Lahoud interviendra pour remercier les sponsors, seul appui de ce festival, elle ne manquera pas de citer en premier lieu Myrna Bustani, sa mère : « Sans ses rêves fous, ce festival n'aurait pas tenu la route durant 24 ans », affirme-t-elle. La présidente du festival conclura la conférence en racontant la naissance de ce projet fabuleux. « Quand j'ai fait part à Gianluca de mon projet, nous nous sommes mis à la recherche de ces femmes fantastiques qui ont régné, fait la guerre ou la paix, et dans l'ombre desquelles se tenaient parfois des hommes. C'était magnifique de connaître leurs histoires. C'est pourquoi je suis très enthousiaste à propos de ce programme. »

Alors, en attendant le début du festival, pourquoi ne pas élire Myrna Bustani impératrice de la musique classique, véhicule unique au monde avec lequel elle a pensé un jour toucher les Libanais, les changer et faire connaître au monde entier son pays du Cèdre... Et Laura Lahoud d'ajouter à cette suggestion, non sans émotion : « Elle serait aussi impératrice de la musique et de l'Orient. »
Difficile de demander au programmateur Gianluca Marciano, s'il avait à choisir quatre concerts, lesquels il aurait privilégié... « Il faut que vous assistiez à tout », répond-il avec son bagout d'Italien, répétant à quel point il est fier que le festival dispose, pour la seconde année consécutive, de son propre orchestre.

*Les billets sont en vente à la Librairie Antoine dans toutes ses branches et au bureau du festival. Des facilités sont octroyées cette année comme la carte Météor, qui permet de choisir cinq spectacles à un prix modique, la carte étudiants, ainsi que d'autres surprises à venir.

 

Le choix de la rédaction

Sans omettre de citer, de peur de s'attirer leurs foudres, les autres reines, comme Sémiramis, reine de Babylone, Zénobie, reine de Palmyre, ou Cléopâtre, reine d'Égypte, qui clôture en beauté le festival, le choix de la rédaction se porte sur quatre spectacles de la cuvée 2017 du Festival al-Bustan à ne pas rater.

Le grand gala d'ouverture
Sujet central : Hérodiade et sa fille Salomé dans le grand palais du roi Hérode à Jérusalem. La soprano Anush Hovhannisyan et la mezzo Ketevan Kemoklidze seront entourées par le ténor Giulio Pelligra, le baryton Igor Golovatenko et le chef d'orchestre Gianluca Marciano. Au programme : Hérodiade de Massenet, Samson et Dalila de Saint-Saëns, Semiramide de Rossini, La Reine de Saba de Gounod...

Mercredi 15 février.
Shéhérazade à l'honneur
Deux compositeurs, deux différents styles, rendent hommage dans leurs compositions à la légendaire reine des Perses, forte et intelligente, la fille aînée du roi Shahryar. Avec Victor Julien-Laferrière au violoncelle et l'orchestre du festival dirigé par Gianluca Marciano, ils interpréteront l'ouverture de féerie de Ravel, mais aussi la Shéhérazade de Rimsky Korsakov.

Samedi 18 février.
Le « Stabat Mater » de Rossini
Comment parler de toutes les reines d'Orient sans mentionner la reine des reines, la Vierge Marie. Cette messe est un hommage à celle qui a traversé les siècles en demeurant la figure sacrée de toute l'humanité. Avec la soprano Nestan Meboniya, la mezzo Alessandra Volpe et le ténor Giulio Pelligra.
Mercredi 22 février, en l'église Saint-Joseph de l'USJ.

Médée
Voilà un opéra devenu légendaire grâce à la grande Maria Callas et au réalisateur italien Pier Paolo Pasolini. C'est le moment fort de la programmation, et pour ce choix puissant, il fallait une interprète de talent. C'est la soprano Zvetla Vassileva qui prendra les traits de Médée et sera entourée de la soprano Ilona Domnich, de la mezzo Daniela Pini et du ténor Massimo Giordano.
Dimanche 26 février.

 

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