Trois députés français étaient en route lundi vers la ville syrienne d'Alep pour défendre "une solution humanitaire" à l'heure où l'armée de Bachar el-Assad, appuyée par l'aviation russe, poursuit son opération de reconquête des quartiers tenus par les rebelles, poussant à la fuite des milliers d'habitants. AFP / GEORGE OURFALIAN
Trois députés français comptaient se rendre lundi vers la ville syrienne d'Alep pour défendre "une solution humanitaire" à l'heure où l'armée de Bachar el-Assad, appuyée par l'aviation russe, poursuit son opération de reconquête des quartiers tenus par les rebelles, poussant à la fuite des milliers d'habitants.
La délégation a toutefois été bloquée à la frontière turque, ont indiqué les députés à la mi-journée.
"Nous avons été bloqués à Kilis, l'endroit où on passe pour aller vers la zone d'Alep", a indiqué à l'AFP le socialiste Patrick Mennucci, au sujet de cette ville frontalière. "Les Turcs n'ont pas voulu qu'on passe. Ils ont dit qu'il y avait eu des bombes au chlore et qu'il y avait un nuage" dangereux, a-t-il ajouté.
M. Mennucci a précisé que la délégation, composée de lui-même, d'Hervé Mariton (droite), de Cécile Duflot (écologiste) avec le "maire" d'Alep-Est Brita Hagi Hasan, avait "attendu presque trois heures".
"On essaye encore" de franchir la frontière, a-t-il indiqué, jugeant toutefois que ce serait "très compliqué".
M. Mariton a pour sa part déclaré à l'AFP qu'il n'y avait "pas de motifs" à ce blocage. "Je pense qu'on a avancé avec nos discussions ce matin avec l'Onu", que "notre voyage fait bouger les choses", a estimé M. Menucci.
Ce dernier s'est notamment félicité que le président François Hollande, avec lequel il a échangé "par SMS", ait convoqué les organisations humanitaires, estimant qu'il fallait "vraiment que l'opinion publique comprenne qu'un crime de guerre risque d'être commis".
"Une goutte d'eau dans l'océan"
"Nous sommes conscients que notre mission représente une goutte d'eau dans l'océan mais dans un océan dramatique", avait expliqué plus tôt dans la journée l'écologiste Cécile Duflot sur franceinfo. "Nous ne pouvions pas nous résoudre à l'impuissance constatée", avait poursuivi l'ancienne ministre. "On ne peut pas simplement appeler à la compassion Vladimir Poutine et Bachar el-Assad. Ce n'est pas supportable. Ce conflit se passe sous nos yeux. Il nous paraît important d'alerter sur la situation."
Au-delà de l'objectif humanitaire de cette délégation, Hervé Mariton avait pour sa part expliqué poursuivre également un objectif politique afin de "mieux comprendre la situation politique sur place". "La France doit mieux appréhender les rapports de force et les intérêts des différentes composantes de la population syrienne (...) et mieux tenir compte des enjeux pour les puissances régionales impliquées dans ce conflit", avait estimé le député du parti Les Républicains. "La France pourra alors participer à la recherche d'une solution politique."
Le pilonnage massif des quartiers rebelles d'Alep depuis le 19 septembre par les aviations russe et syrienne a fait des centaines de victimes civiles, suscitant l'indignation de la communauté internationale et crispant les relations entre la Russie et l'Occident.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, plusieurs dizaines de milliers de civils se trouveraient toujours dans les derniers quartiers tenus par les rebelles soumis à des bombardements incessants et affamés par des semaines de siège total de la ville.
"Nous ne sommes pas dans une logique de négociations avec des partis mais bien dans celle de soutenir de façon très claire les populations civiles d'Alep qui sont aujourd'hui sous un déluge de bombes", avait dit Cécile Duflot. "Nous ne sommes pas en rupture, mais au contraire en soutien de la position diplomatique française", avait-t-elle ajouté.
La France, qui réclame le départ du président syrien et soutient l'opposition modérée dans ce conflit qui a fait plus de 300.000 morts, a accueilli samedi une réunion des pays dits "affinitaires". Les chefs de la diplomatie de ces pays occidentaux et arabes sont apparus résignés face à la chute d'Alep qui constituerait une victoire pour Bachar el-Assad et porterait un coup sévère aux espoirs des rebelles de renverser son régime.
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La délégation a toutefois été bloquée à la frontière turque, ont indiqué les députés à la mi-journée."Nous avons été bloqués à Kilis, l'endroit où on passe pour aller vers la zone d'Alep", a indiqué à l'AFP le socialiste Patrick Mennucci, au sujet de cette ville frontalière. "Les Turcs n'ont pas voulu qu'on passe. Ils ont dit qu'il y avait eu des bombes au chlore et qu'il y avait un nuage" dangereux, a-t-il ajouté.
M. Mennucci a précisé que la délégation, composée de lui-même, d'Hervé...


Que ces députés rentrent chez eux , ces mauviettes, demander à hollandouille pourquoi il a envoyé ses bactéries en syrie et en Irak, en disant que c'était des combattants de la liberté.
17 h 55, le 12 décembre 2016