Rechercher
Rechercher

À La Une - Etats-Unis

Déluge d'accusations sexuelles contre Donald Trump, qui dénonce un complot

Le candidat républicain désigne le milliardaire d'origine libanaise Carlos Slim, comme l'un des comploteurs.

Une femme tenant un faux billet à l'effigie du candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, le 14 octobre 2016. Photo AFP / Logan Cyrus

Deux nouvelles femmes ont accusé vendredi Donald Trump de les avoir embrassées ou touchées sans leur consentement, ce que le candidat républicain à la présidentielle américaine nie en bloc, dénonçant un complot politico-médiatique international.

Au moment où Donald Trump s'exprimait lors d'un meeting vendredi après-midi, une ancienne participante de son émission "The Apprentice", Summer Zervos, l'accusait lors d'une conférence de presse de l'avoir embrassée sans consentement en 2007 et de l'avoir plus tard entraînée dans sa chambre d'hôtel après lui avoir touché les seins.
Dans cette émission de téléréalité à succès, présentée jusqu'en 2015 par Donald Trump, les participants concourent pour décrocher un emploi auprès de l'homme d'affaires.
Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu'au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin en mettant sa main sous sa jupe.
Chaque jour libère ainsi la parole de femmes accusant le promoteur immobilier d'agressions sexuelles, depuis l'exhumation vendredi dernier d'une vidéo accablante de 2005.

 

(Lire aussi : Pendant que Trump affronte des accusations d'abus, le fossé hommes-femmes s'élargit)


"Mensonges, mensonges, mensonges", a tonné Donald Trump vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord (est). "C'est une menteuse", a-t-il dit d'une ancienne journaliste du magazine People qui raconte avoir été embrassée de force en 2005. "Si cela s'était produit, elle l'aurait écrit" à l'époque.

Quant à Jessica Leeds, qui l'a accusé dans le New York Times de l'avoir pelotée dans un avion dans les années 1980: "je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix".

"J'aime ces pancartes +Les femmes pour Trump+", a-t-il lancé lors d'un autre meeting à Charlotte (est). "Je crois qu'en fait, je me débrouille bien avec les femmes".

Le milliardaire dénonce une collusion des médias et de l'équipe de son adversaire démocrate Hillary Clinton. "Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus sans preuve par les médias sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat", a-t-il dit.
Il a désigné un actionnaire du New York Times, l'homme d'affaires d'origine libanaise Carlos Slim, comme l'un des comploteurs: "Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation", a-t-il affirmé, en référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.
"Slim ne le connaît pas, même de vue, et il ne s'intéresse pas le moins du monde à sa vie privée", a réagi Arturo Elias, gendre de Carlos Slim et porte-parole.

 

(Lire aussi : L'establishment républicain aux abois, quel que soit le sort de Donald Trump)

 

Trump attaque Obama
Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Mme Zervos dans un hôtel, ou "l'avoir saluée de façon déplacée il y a 10 ans". "Ce n'est pas le genre de personne que je suis, et ce n'est pas la façon dont j'ai mené ma vie", selon le candidat.

Dénonçant un acharnement médiatique, il a annoncé qu'il s'adresserait prochainement au pays directement et "d'une façon plus personnelle", pour présenter ses idées sur l'emploi et la lutte contre "le terrorisme islamique radical".
"L'Amérique vaut mieux que cela", a estimé Hillary Clinton lors d'une réception de levée de fonds à Seattle (nord-ouest), sa porte-parole Jennifer Palmieri déplorant que Donald Trump épouse des thèses conspirationnistes. "Je ne retire absolument aucune satisfaction de ce qui arrive (...) à mon adversaire", a ajouté Mme Clinton. "Cela abîme notre démocratie".

La véritable tête d'affiche du camp démocrate pour vendredi était en fait le président Barack Obama, qui a de nouveau appelé à rejeter le républicain lors d'un meeting de soutien à Hillary Clinton.
"Le savoir-vivre est en jeu dans cette élection. La tolérance est en jeu. La courtoisie est en jeu. L'honnêteté est en jeu. L'égalité est en jeu. La bienveillance est en jeu", a déclaré M. Obama à Cleveland, dans l'Ohio (nord).

Donald Trump "salue l'ingérence des Russes dans notre processus électoral, et suggère maintenant que si la campagne ne se déroule pas comme il l'entend, ce n'est pas à cause de ce qu'il a dit, mais parce que l'élection est truquée et que c'est une imposture. Vous savez, certains pays fonctionnent comme ça, et ce sont des tyrannies qui pratiquent l'oppression", a souligné M. Obama.
Ces attaques ont provoqué de la part du milliardaire une furieuse réaction.
"Pourquoi est-ce qu'une femme ne vient pas dire sur lui les mêmes choses fausses qu'on dit sur moi?" a lancé Donald Trump à ses supporteurs.

 

Lire aussi

La politique américaine se vautre dans le caniveau

USA : déferlante de témoignages de femmes après les propos machistes de Trump

Trump : Il y a "zéro chance que j'abandonne"

Bill Clinton, fidèle soldat ou risque pour sa femme?

La guerre civile fait rage chez les républicains

 

Repères

Les dérapages répétés de Donald Trump sur les femmes

Deux nouvelles femmes ont accusé vendredi Donald Trump de les avoir embrassées ou touchées sans leur consentement, ce que le candidat républicain à la présidentielle américaine nie en bloc, dénonçant un complot politico-médiatique international.
Au moment où Donald Trump s'exprimait lors d'un meeting vendredi après-midi, une ancienne participante de son émission "The Apprentice",...
commentaires (2)

Franchement, rien qu'à lire le titre de l'article (aucune envie d'aller plus loin), ces campagnes électorales, aux USA ou en France, sont dégoûtantes... C'est à qui salira le plus l'autre, par un scandale ou un autre, une phrase qu'il aurait dit il y a 1000 ans ou pas, en occultant toutes les futures réalisations de qualité des candidats. S'il faut choisir en fonction du moins "sale" de la liste, et non du bien qu'il pourra faire, il ne faut pas s'étonner que les gens n'aient plus envie de se bouger pour voter... Arrêtons de dépenser des milliards sur des campagnes électorales, elles ne servent qu'à confirmer ce que sont vraiment les candidats... des enfants qui se disputent qui n'ont en rien le sens de la responsabilité (pas la bonne en tout cas)

NAUFAL SORAYA

12 h 57, le 15 octobre 2016

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Franchement, rien qu'à lire le titre de l'article (aucune envie d'aller plus loin), ces campagnes électorales, aux USA ou en France, sont dégoûtantes... C'est à qui salira le plus l'autre, par un scandale ou un autre, une phrase qu'il aurait dit il y a 1000 ans ou pas, en occultant toutes les futures réalisations de qualité des candidats. S'il faut choisir en fonction du moins "sale" de la liste, et non du bien qu'il pourra faire, il ne faut pas s'étonner que les gens n'aient plus envie de se bouger pour voter... Arrêtons de dépenser des milliards sur des campagnes électorales, elles ne servent qu'à confirmer ce que sont vraiment les candidats... des enfants qui se disputent qui n'ont en rien le sens de la responsabilité (pas la bonne en tout cas)

    NAUFAL SORAYA

    12 h 57, le 15 octobre 2016

  • EN CONSIDERANT SES DECLARATIONS ENREGISTREES ET CONFIRMEES PAR LUI COMME QUOI IL ATTRAPE LES FEMMES PREMIEREMENT PAR LE -PUSSY- ET ALORS ELLES LE LAISSENT TOUT FAIRE... LE TYPE N,EST PAS NORMAL ET TOUTES LES ACCUSATIONS SONT A CONSIDERER... IL S,ACHARNE CONTRE BILL CLINTON ET SES PROUESSES AUSSI SEXUELLES MAIS BILL N,EST PAS LE CANDIDAT...

    LA LIBRE EXPRESSION

    12 h 34, le 15 octobre 2016

Retour en haut