Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a estimé hier que la suspension du dialogue national constitue un grave échec, regrettant que certaines parties politiques aient provoqué cet arrêt des séances.
« La suspension du dialogue est une chute énorme pour nous tous », a martelé M. Bou Faour, qui parrainait au Lycée moderne libano-canadien, à Dahr el-Ahmar-Rachaya, une cérémonie de remise de diplômes aux lauréats des examens officiels.
« Nous aurions souhaité que certaines forces politiques ne suscitent pas » un tel échec, a déclaré M. Bou Faour. Dans ce contexte, le ministre joumblattiste a appelé à traiter le problème « en écoutant la voix de la sagesse, représentée par le président du Parlement, Nabih Berry ». Dénonçant, par ailleurs, ceux qui « croient, à tort, que l'effritement des institutions et l'anéantissement de l'État peuvent mener à une amélioration de la situation politique », M. Bou Faour a exprimé son « attachement au pacte et au partenariat nationaux », avant de poursuivre : « Le besoin d'institutions rassemblant toutes les orientations et toutes les régions augmente de plus en plus. Ce qui nous manque, c'est cet espace commun vital pour le rétablissement d'une culture commune et historique, culture que nous avons perdue lorsque nous nous sommes radicalisés, communautarisés et divisés », a-t-il enfin conclu.
Liban
« Un grave échec », estime Bou Faour
OLJ / le 06 septembre 2016 à 00h00


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10 h 29, le 06 septembre 2016