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À La Une - conflit

Washington dit avoir obtenu une trêve entre forces turques et milices kurdes en Syrie

Le président François Hollande met en garde mardi contre les "risques d'embrasement général" le pays.

Les Etats-Unis ont affirmé mardi avoir obtenu de leurs deux alliés, la Turquie et les milices kurdes impliquées dans des combats dans le nord de la Syrie, une cessation des hostilités mais Ankara n'a pas confirmé. Photo AFP / BULENT KILIC

Les Etats-Unis ont affirmé mardi avoir obtenu de leurs deux alliés, la Turquie et les milices kurdes impliquées dans des combats dans le nord de la Syrie, une cessation des hostilités mais Ankara n'a pas confirmé.

Des combattants syriens soutenus par des groupes kurdes ont confirmé l'arrêt des hostilités avec l'armée turque mais les forces kurdes syriennes n'ont pas réagi directement aux déclarations américaines.

"Ces dernières heures, nous avons reçu l'assurance que toutes les parties impliquées vont arrêter de se tirer dessus et se concentrer sur la menace du groupe Etat islamique", a indiqué mardi à l'AFP le colonel John Thomas, porte-parole du Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient.
"Les Turcs et les Forces démocratiques syriennes (coalition arabo-kurde dominée par les milices kurdes) ont ouvert des canaux de discussion avec nous et entre eux dans le but de limiter les hostilités", a-t-il ajouté en évoquant un accord de principe "pour au moins les deux prochains jours".

Les Etats-Unis et la France ont exprimé leurs craintes d'un embrasement de la région depuis l'intervention de la Turquie dans le nord de la Syrie en guerre.

La Turquie a lancé il y a une semaine l'opération "Bouclier de l'Euphrate", visant à la fois les combattants kurdes et les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ankara affirme que cette opération sans précédent vise à débarrasser la frontière à la fois du groupe extrémiste et des milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple kurde), qu'elle considère comme une organisation "terroriste".

Mais depuis mercredi, date de la reprise facile à l'EI de la localité syrienne de Jarablos (nord) par des rebelles syriens soutenus par Ankara, les efforts de la Turquie se sont majoritairement portés sur les YPG.

 

(Lire aussi : Le PKK syrien, nouveau dindon de la farce américaine)

 

Refus de 'l'occupation turque'
Des combats violents ont fait des dizaines de morts parmi les milices kurdes et leurs alliés. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui s'appuie sur un large réseau de sources en Syrie, a affirmé qu'au moins 40 civils étaient morts dans des bombardements turcs.

La Turquie, en conflit avec les Kurdes sur son propre territoire, veut éviter que les Kurdes syriens ne forment une région continue autonome le long de sa frontière.
Mais les Kurdes syriens sont par ailleurs les alliés les plus efficaces des Etats-Unis et de la coalition internationale contre l'EI.

"Un accord a été conclu entre nous et l'Etat turc par l'intermédiaire des Etats-Unis et la coalition internationale antijihadistes pour l'arrêt des hostilités", a indiqué à l'AFP par téléphone Ali Hajou, porte-parole du "Conseil militaire de Jarablos", un groupe de combattants syriens soutenus par la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Selon lui, "l'accord, d'une durée indéterminée, est entré en vigueur lundi à 24H00 locales (21H00 GMT)".
"Les négociations se poursuivent toutefois avec les Turcs par l'intermédiaire des Etats-Unis car nous refusons que la Turquie occupe nos terres", a-t-il ajouté.

 

(Lire aussi : Syrie : Erdogan fait d'une pierre quatre coups)

 

Risque d'embrasement généralisé
Ankara qui ne confirme pas l'annonce américaine d'arrêt des hostilités, a de son côté réitéré sa demande de retrait des combattants kurdes à l'est du fleuve Euphrate.

"Notre allié, les Etats-Unis, nous a affirmé avant le début de l'opération pour chasser Daech (acronyme arabe de l'EI) de Minbej (ville du nord de la Syrie), que les éléments du PYD/YPG (ndlr: Parti de l'Union démocratique/Unités de protection du peuple) ne resteront pas à l'ouest de l'Euphrate et nous attendons que cet engagement soit respecté le plus tôt possible", a indiqué le ministère des Affaires étrangères turc dans un communiqué en soirée.

A Paris, le président français François Hollande a mis en garde mardi contre les "risques d'embrasement général" en Syrie avec les "interventions multiples" de la Turquie et de la Russie, dans un discours devant la conférence des ambassadeurs.

Le président américain Barack Obama doit de son côté rencontrer dimanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour évoquer la situation en Syrie, en marge d'un sommet du G20 en Chine.

La Syrie est ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 290.000 morts. Le conflit a débuté par la répression de manifestations prodémocratie mais s'est complexifié avec l'implication d'une multitude d'acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes.

 

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Les Etats-Unis ont affirmé mardi avoir obtenu de leurs deux alliés, la Turquie et les milices kurdes impliquées dans des combats dans le nord de la Syrie, une cessation des hostilités mais Ankara n'a pas confirmé.
Des combattants syriens soutenus par des groupes kurdes ont confirmé l'arrêt des hostilités avec l'armée turque mais les forces kurdes syriennes n'ont pas réagi directement...
commentaires (5)

I ne peut pas ignorer le fait qu'il y a grandement contribué. ...

FRIK-A-FRAK

18 h 39, le 30 août 2016

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Commentaires (5)

  • I ne peut pas ignorer le fait qu'il y a grandement contribué. ...

    FRIK-A-FRAK

    18 h 39, le 30 août 2016

  • ERDO SECURISE LES FRONTIERES AVEC LA SYRIE... MAIS... OUVRE LA BOITE DE PANDORE CHEZ LUI...

    LA LIBRE EXPRESSION

    16 h 31, le 30 août 2016

  • Grandeur et décadence de la France qui jouait pourtant un rôle super important au Moyen Orient. Mais avec le président Hollande on sent que tout tourne à l’envers même ses conseils super gratuits .

    Sabbagha Antoine

    16 h 26, le 30 août 2016

  • Un grand rigolo socialiste devant les réalités géopolitiques orientales ....! Mais , que pèse F.Hollande (à 10% depuis des mois dans les sondages) pour se mêler de dossiers... où il ne pèse rien...!

    M.V.

    15 h 15, le 30 août 2016

  • Jolie Mr Hollande les intentions sont la mais est ce que les actes vont suivre, vous etes bien seul a avoir parler !!

    Bery tus

    14 h 31, le 30 août 2016

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