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Santé

La cataracte, une maladie de l’œil liée à l’âge

Ophtalmologie

Maladie fréquente de l'œil, la cataracte est due au processus naturel de vieillissement. Elle survient généralement après l'âge de 60 ans. Le traitement de cette pathologie est purement chirurgical. Le point avec le Dr Nabil Torbey, chirurgien ophtalmologiste.

N.M. | OLJ
30/08/2016

Affection due au processus normal du vieillissement, la cataracte est une maladie de l'œil qui apparaît généralement après l'âge de 60 ans. Elle est due à une opacification du cristallin, c'est-à-dire de la lentille naturelle de l'œil, qui perd sa transparence. Cela entraîne une baisse progressive de la vue, un éblouissement à la lumière vive, une diplopie monoculaire (c'est-à-dire une vision double d'un objet touchant un seul œil) ou encore une vision déformée et obscurcie, ainsi qu'une gêne lors de la lecture ou de la conduite de la voiture la nuit.

Il existe plusieurs formes de cataracte, la plus fréquente étant la cataracte sénile qui, comme son nom l'indique, est due au processus normal de vieillissement. La cataracte secondaire est due à un traumatisme, comme une inflammation chronique de l'œil, un traitement prolongé à base de corticostéroïdes, une radiothérapie de la région faciale ou encore certaines maladies chroniques, comme le diabète de type 2.
Le traitement de la cataracte est purement chirurgical. Plusieurs techniques chirurgicales sont utilisées. La procédure de choix reste toutefois la phacoémulsification, qui consiste à enlever le cristallin opaque et à le remplacer par un implant intraoculaire transparent. Pour cela, on introduit dans l'œil un tube fin qui envoie des ultrasons et liquéfie l'intérieur du cristallin. On ôte ainsi le noyau opaque et on le remplace par l'implant. La chirurgie est faite sous anesthésie locale.

Une deuxième méthode est utilisée, dans le cadre de laquelle une partie de l'opération est effectuée avec le laser. La seconde partie est assurée avec la phacoémulsification. L'avantage de cette procédure est qu'elle facilite une partie de la chirurgie. Cependant, cette procédure ne peut pas être faite entièrement avec le laser. En plus, pour la mener, il faut avoir recours à deux équipes d'assistants. L'une aide le chirurgien dans la première phase de l'opération au laser (ouverture de la capsule antérieure et découpage du noyau du cristallin en plusieurs morceaux). La seconde équipe assiste le chirurgien qui complète l'opération, consistant à émulsifier le noyau avec l'ultrason et à poser l'implant intraoculaire.

Cette deuxième procédure est donc plus longue. Elle dure au moins quarante-cinq minutes. De plus, il faudrait avoir deux plateaux techniques, un pour le laser et un autre pour la chirurgie. Par ailleurs, le coût de cette procédure est nettement plus élevé et n'est pas couvert par les assurances médicales. De ce fait, même les pays très développés sont en train de limiter ce genre d'opération à cause de tous ces problèmes, du moins pour le moment. Sans oublier que tous les médecins n'ont pas les moyens de se doter de deux plateaux techniques. Cela est possible uniquement dans des centres très précis. Cependant, le laser dans la chirurgie de la cataracte a un avenir prometteur.

Le patient doit-il prendre des précautions post-chirurgicales ? « Sûrement. Il y a des médicaments sous forme de gouttes qui sont prescrits pour protéger l'œil des infections qui peuvent survenir. Un suivi est également nécessaire par le chirurgien au cours des premières semaines post-opératoires. Généralement, on voit le malade deux jours après l'intervention, puis une à deux semaines plus tard. Cette intervention n'est pas sans complications intra ou post-opératoires, comme toute intervention chirurgicale, mais il est possible d'y pallier. »

 

 

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