Culture

Quand le cercle de la violence devient vicieux

Scène
C.K. | OLJ
24/08/2016

Bass ana bhibak (Mais moi je t'aime) est une pièce écrite par Lina Abiad qui a déjà fait le tour de la capitale pour atterrir au Chouf durant les trois soirées de Maqamat Beit el-Raqs. Avec un sujet lourd : la violence conjugale.
Quatre femmes évoluent en faisant des circonvolutions lors de la représentation à l'Institut français de Deir el-Qamar. Elles tournent en rond, dans un petit cercle dont les limites sont tracées par des débris d'assiettes. Ces femmes sont confinées, emprisonnées dans ce cycle de violence qu'elles ont connu après le mariage. Les assiettes, elles essaieront de les reconstituer, mais comment ressouder une liaison conjugale qui a été cassée au fil des années ? Comment renouer ce fil que la jalousie, la haine et l'ignorance ont tissé autour d'elles ? Les témoignages que ces femmes vont lire et interpréter, durant une heure devant un public panaché installé aussi en rond, sont intimes, vrais. Et cela hérisse le poil.
Formé d'hommes et de femmes, le public était particulièrement attentif ce soir-là. D'ailleurs, la promiscuité avec les actrices imposait le silence et l'attention. Une discussion à bâtons rompus a été initiée par la suite, laissant l'entière liberté aux spectateurs de se questionner et d'exprimer leurs craintes, parfois même leur scepticisme par rapport aux moyens mis en œuvre pour lutter contre cette violence conjugale qui sévit dans les sociétés machistes et où aucune protection n'est assurée par les autorités.
Durant trois jours de danse et de chant au Chouf, diverses formes artistiques se sont exprimées. Les arts scéniques témoignent encore de la force de l'art et de son rôle prépondérant dans la société.

C.K.

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