Les employés journaliers d'Electricité du Liban (EDL) ont bloqué mercredi pendant près de deux heures l'entrée nord de Beyrouth. Photo Ani
Les employés journaliers d'Electricité du Liban (EDL) ont bloqué mercredi pendant près de deux heures l'entrée nord de Beyrouth, à hauteur du siège de l'office autonome, causant des embouteillages monstres.
Sommés d'évacuer la voie publique par les forces de l'ordre qui se sont massivement déployées sur les lieux, les journaliers ont dans leur ensemble évacué progressivement les lieux aux alentours de midi, malgré la tentative de certains d'entre eux de brûler des pneus sur la chaussée à côté du siège d'EDL. Mais cette évacuation s'est déroulée dans une tension palpable. Plusieurs journaliers ont pris à partie les policiers verbalement, et même physiquement dans certains cas.
Mobilisés depuis plusieurs semaines et réclamant leur intégration dans le cadre administratif, les journaliers ont par la suite annoncé qu'ils allaient poursuivre leur mouvement de protestation près du siège du Conseil de la fonction publique, dans le quartier de Verdun. Une délégation formée de dix journaliers s'est rendue au siège de cet organisme. Des négociations sont en cours pour organiser une rencontre entre cette délégation et la présidente du Conseil de la fonction publique, Fatmé Oueïdat Sayegh.
La mobilisation des journaliers d'EDL s'est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi dernier, les employés de la Békaa ont organisé une "journée de colère", coupant des routes importantes, notamment à hauteur de Douris, à l'entrée de Baalbeck, ainsi qu'à Deir el-Ahmar, dans le caza de Rachaya.
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Le 29 juillet, des employés d'EDL avaient bloqué les entrées de l'office autonome à Saïda, au Liban-Sud, en solidarité avec leur collègue, Rabih Sayegh, qui avait entamé une grève de la faim trois jours plus tôt. Le 25 juillet, un employé avait tenté de s'immoler par le feu près du siège d'EDL
Les journaliers reprochent aux parrains politiques de l'accord de 2014, qui avait alors mis fin à quatre mois d'occupation du siège de l'entreprise publique, de ne pas avoir fait avancer leurs revendications. Cet accord, conclu le 5 décembre 2014 et parrainé par le député Walid Joumblatt, le président du Parlement Nabih Berry et le général Michel Aoun, imposait notamment à EDL d'accélérer l'organisation du concours administratif prévu par une loi d'avril 2012 pour permettre à une partie d'entre eux d'être intégrés aux effectifs du fournisseur.
Plus de 2.000 journaliers, engagés pour certains depuis les années 90 pour assurer une partie des opérations de maintenance et de collecte des factures, sans bénéficier des mêmes garanties que les fonctionnaires réguliers, étaient alors concernés par les revendications des grévistes.
À ce jour, seuls 356 postes vacants sur les 897 fixés par EDL ont été pourvus alors que l'établissement refuse toujours d'intégrer 69 journaliers ayant réussi le concours pendant les sessions organisées en 2015, faute de postes vacants.
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