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Moyen Orient et Monde - Yémen

Le pouvoir accepte une ultime proposition de paix de l’Onu ; les rebelles disent « non »

Des partisans des houthis lors d’une manifestation, le 28 juillet dernier, à Sanaa. Khaled Abdullah/Reuters

Le pouvoir au Yémen a accepté hier une ultime proposition de l'Onu pour mettre fin à un conflit dévastateur. La proposition satisfait de manière générale aux demandes du gouvernement, soutenu politiquement et militairement par l'Arabie saoudite, et reprend plusieurs points de la résolution 2216 du Conseil de sécurité. Il s'agit notamment du retrait dans un délai de 45 jours des rebelles chiites houthis, qui ont le soutien de l'Iran, des zones occupées depuis 2014, dont la capitale Sanaa, de la restitution des armes lourdes à l'armée, de la levée du siège des villes et de la libération des détenus.
L'accord du gouvernement à ce plan est intervenu après une réunion à Riyad présidée par le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite mais considéré comme l'autorité légitime par la communauté internationale. « La réunion (de Riyad) a approuvé le projet d'accord présenté par les Nations unies et qui appelle à une cessation du conflit armé et au retrait » des rebelles de Sanaa et d'autres villes qu'ils occupent, a indiqué un communiqué du gouvernement publié à Koweït. Mais ce dernier a posé comme condition que les rebelles et leurs alliés – les forces loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh – signent l'accord d'ici au 7 août.
De leur côté, les rebelles ont fait savoir quelques heures plus tard qu'ils rejetaient la proposition onusienne. « Ce qui a été présenté par l'envoyé (de l'Onu) n'était autre que des idées pour une solution au volet sécuritaire, sujet (qui prête) à débat comme d'autres propositions », a souligné un communiqué de la délégation des rebelles diffusé par leur agence de presse. Pour eux, tout accord de paix doit prévoir un président consensuel et un gouvernement d'union nationale avant toute entente sur des arrangements militaires et de sécurité.Sur le terrain, des duels d'artillerie se sont produits hier à la frontière, selon des sources militaires yéménites. Dans le sud du pays, dans la province de Chabwa, 18 houthis et 15 soldats ont été tués depuis samedi soir dans une offensive déclenchée par les rebelles pour élargir leur contrôle de la zone d'Assilane. Et, à Aden, deux policiers ont péri dans un attentat à la bombe et une voiture piégée a explosé sans faire de victime, a indiqué la police.
(Source : AFP)

Le pouvoir au Yémen a accepté hier une ultime proposition de l'Onu pour mettre fin à un conflit dévastateur. La proposition satisfait de manière générale aux demandes du gouvernement, soutenu politiquement et militairement par l'Arabie saoudite, et reprend plusieurs points de la résolution 2216 du Conseil de sécurité. Il s'agit notamment du retrait dans un délai de 45 jours des rebelles chiites houthis, qui ont le soutien de l'Iran, des zones occupées depuis 2014, dont la capitale Sanaa, de la restitution des armes lourdes à l'armée, de la levée du siège des villes et de la libération des détenus.L'accord du gouvernement à ce plan est intervenu après une réunion à Riyad présidée par le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite mais considéré comme l'autorité légitime par la...
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