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Économie - Sommet

Le G20-Finances s’engage à soutenir la croissance après le Brexit

Dans son communiqué final, le G20 appelle à utiliser tous les « outils disponibles » pour relancer l’activité économique après le Brexit. Fred Dufour/AFP

Les ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des 20 économies les plus importantes de la planète ont renouvelé hier leur engagement à soutenir la croissance et à mieux en partager les fruits.
Dans le communiqué publié à l'issue de la réunion de deux jours, les ministres du G20 reconnaissent que le Brexit, qui a dominé les discussions, avait ajouté de l'incertitude à une économie mondiale dont la croissance est « plus faible que ce qui serait souhaitable ». Ils jugent toutefois les États membres « bien placés pour traiter de manière proactive (ses) conséquences économiques et financières potentielles. » Mardi, le FMI a revu en baisse ses prévisions de croissance mondiale à cause des incertitudes liées au Brexit.
« Il n'y a pas seulement le Brexit mais aussi d'autres risques pour la croissance, et il y a eu beaucoup de débats sur la nécessité d'être vigilants face à d'autres évolutions comme le terrorisme, les risques géopolitiques ou les flux de réfugiés », a dit un responsable du ministère japonais des Finances à Reuters.

Doper les dépenses publiques
Jugeant que les politiques monétaires déjà ultra-accommodantes des grandes banques centrales n'étaient pas suffisantes, plusieurs pays ou organisations comme le FMI ont appelé les États en ayant les moyens à muscler leurs dépenses publiques pour soutenir une croissance fragilisée. Le communiqué final du G20 appelle, lui, à utiliser « tous les outils disponibles » pour relancer l'activité et renforcer les dépenses d'infrastructures, reprenant une formule déjà employée plus tôt cette année.
Et ce en dépit des réticences de Berlin, qui avait fustigé relances budgétaires « inefficaces » et politiques monétaires « contre-productives ». L'Allemagne préfère mettre l'accent sur les réformes structurelles – concernant par exemple le marché du travail ou les privatisations. « Les réformes de structures sont nécessaires, mais lentes à mettre en œuvre et encore plus lentes à produire des résultats. C'est au niveau budgétaire que les États peuvent agir le plus rapidement possible », a objecté le ministre français des Finances Michel Sapin.
Dans son communiqué, le G20 s'engage aussi à produire de nouveaux efforts pour « revitaliser le commerce mondial et augmenter l'investissement », et affirme que les surcapacités industrielles, en particulier dans le secteur de l'acier, « constituent un problème mondial qui requiert des réponses collectives ». Le document ne cible pas nommément la Chine, accusée de bousculer les marchés mondiaux en exportant son acier à prix bradés pour trouver des débouchés à ses surcapacités. Hasard du calendrier ? Pékin a annoncé hier avoir commencé à imposer des tarifs douaniers antidumping sur certains aciers européens, japonais et sud-coréens pour éviter que ces pays ne vendent leurs aciers à prix cassés.
(Sources : agences)

Les ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des 20 économies les plus importantes de la planète ont renouvelé hier leur engagement à soutenir la croissance et à mieux en partager les fruits.Dans le communiqué publié à l'issue de la réunion de deux jours, les ministres du G20 reconnaissent que le Brexit, qui a dominé les discussions, avait ajouté de l'incertitude à une économie mondiale dont la croissance est « plus faible que ce qui serait souhaitable ». Ils jugent toutefois les États membres « bien placés pour traiter de manière proactive (ses) conséquences économiques et financières potentielles. » Mardi, le FMI a revu en baisse ses prévisions de croissance mondiale à cause des incertitudes liées au Brexit.« Il n'y a pas seulement le Brexit mais aussi d'autres risques pour la croissance,...
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