Le scandale de 1MDB a fini par atteindre le Premier ministre malaisien Najib Razak après des révélations du « Wall Street Journal » selon...
Les autorités de Singapour ont révélé hier avoir saisi près de 180 millions de dollars d'actifs liés au fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), au centre d'un vaste scandale financier, dans le cadre de l'enquête ouverte dans l'archipel d'Asie du Sud-Est. La moitié de ces actifs sont liés à Low Taek Jho, un homme d'affaires malaisien et proche ami de la famille du Premier ministre malaisien Najib Razak, selon un communiqué commun de la Banque centrale de Singapour, de la police et du parquet général. C'est la première fois que les autorités de Singapour rendent publics un montant d'actifs ou l'identité d'une personnalité importante depuis l'ouverture de leur enquête l'an passé.
Cette révélation intervient au lendemain de l'annonce par les autorités américaines de leur intention de saisir un milliard de dollars d'actifs liés au vaste scandale impliquant le fonds 1MDB, créé en 2009 par Najib Razak à son arrivée au pouvoir, et aujourd'hui endetté à hauteur de 12 milliards de dollars.
L'offensive judiciaire lancée mercredi par le ministère américain de la Justice cible une « conspiration internationale » visant à blanchir des centaines de millions de dollars détournés du 1MDB, avait déclaré la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, ajoutant que les actifs saisis seraient restitués à la Malaisie.
Selon la plainte des autorités américaines, des proches du pouvoir malaisien, voire des responsables gouvernementaux, ont au total siphonné trois milliards de dollars via un complexe réseau de sociétés-écrans, afin de mener grand train.
Le scandale de 1MDB a entraîné l'ouverture d'enquêtes dans plusieurs pays et fini par atteindre le Premier ministre malaisien après des révélations du Wall Street Journal selon lesquelles il aurait perçu un milliard de dollars de financements liés au fonds souverain. Najib Razak a toujours nié avoir commis tout acte répréhensible.
Ce scandale a également des ramifications en Suisse, où le gendarme des marchés a ordonné fin mai la dissolution de la banque BSI pour avoir exécuté de nombreuses transactions « opaques » pour le compte du fonds malaisien.
(Source : AFP)


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