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Moyen Orient et Monde

L’avion d’Erdogan avait été « harcelé » par des F16 des putschistes

Au temps fort de la tentative de putsch, au début de la nuit de vendredi à samedi, deux F-16 pilotés par des putschistes se sont approchés de l'avion ramenant à Istanbul le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait décollé des environs de la station balnéaire de Marmaris, ont déclaré des responsables turcs. « Au moins deux F-16 ont harcelé l'avion d'Erdogan alors qu'il volait vers Istanbul. Leur radar a accroché l'appareil ainsi que les deux autres F-16 qui l'escortaient », a dit un ancien officier de l'armée au fait des événements. « On ignore pourquoi ils n'ont pas tiré », a-t-il dit.
De son côté, Erdogan a affirmé que les putschistes avaient tenté de s'en prendre à lui à Marmaris et avaient bombardé des lieux qu'il venait de quitter. Vingt-cinq soldats sont descendus à terre à l'aide de cordes d'hélicoptères survolant l'hôtel de Marmaris où séjournait Erdogan, mais celui-ci venait de quitter les lieux, a rapporté la chaîne de télévision CNN-Türk. Le Premier ministre, Binali Yildirim, a également été directement visé à Istanbul et s'est échappé de justesse, a dit aussi ce responsable, sans donner à cet égard de précisions.

Öztürk et Kose
Pour ce qui est du putsch, Akin Öztürk, chef de l'armée de l'air jusqu'à l'an dernier et membre du Haut Conseil militaire (YAS), l'instance suprême qui supervise les forces armées, est l'un des « cerveaux du complot », selon trois hauts responsables à Ankara. Né en 1952, Akin Öztürk devait quitter ses fonctions en août lors d'une réunion du YAS, qui tient conseil deux fois par an. Il compte parmi les quelque 3 000 militaires arrêtés depuis l'échec de la tentative.
Le deuxième cerveau du complot, selon les trois mêmes hauts responsables, serait un ancien conseiller juridique du chef d'état-major des armées, du nom de Muharrem Kose. Selon eux, Kose, qui serait alaouite selon certaines informations, est un fervent partisan de Fethullah Gülen, que le pouvoir turc accuse d'être responsable de la tentative de coup d'État. Il avait été relevé de son poste en mars, mais n'avait pas été écarté de l'armée, a dit l'un des trois responsables. On ignore pour l'instant où il se trouve.

(Source : Reuters)

Au temps fort de la tentative de putsch, au début de la nuit de vendredi à samedi, deux F-16 pilotés par des putschistes se sont approchés de l'avion ramenant à Istanbul le président Recep Tayyip Erdogan, qui avait décollé des environs de la station balnéaire de Marmaris, ont déclaré des responsables turcs. « Au moins deux F-16 ont harcelé l'avion d'Erdogan alors qu'il volait vers Istanbul. Leur radar a accroché l'appareil ainsi que les deux autres F-16 qui l'escortaient », a dit un ancien officier de l'armée au fait des événements. « On ignore pourquoi ils n'ont pas tiré », a-t-il dit.De son côté, Erdogan a affirmé que les putschistes avaient tenté de s'en prendre à lui à Marmaris et avaient bombardé des lieux qu'il venait de quitter. Vingt-cinq soldats sont descendus à terre à l'aide de cordes...
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