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À La Une - Diplomatie

Ayrault exhorte les leaders libanais à régler la crise politique

Le ministre français des Affaires étrangères rencontre mardi les responsables libanais.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'est rendu à Naqoura, au Liban-sud, pour rencontrer le contingent français de la Finul, le 11 juillet 2016. AFP / MOHAMMAD AL-GHANDOUR

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a exhorté lundi les différents responsables politiques libanais au compromis pour régler la crise institutionnelle qui paralyse le pays depuis deux ans, estimant que le conflit syrien ne pouvait justifier à lui seul le blocage.

"Il faut trouver une solution, il appartient aux partis libanais de trouver les voies d'un compromis politique", a déclaré le ministre devant un parterre de responsables politiques libanais, conviés à un dîner à la résidence française à Beyrouth. "La crise syrienne ne peut à elle seule justifier l'absence de solution à la crise institutionnelle qui dure depuis trop longtemps", a estimé M. Ayrault, qui a commencé à rencontrer les principaux responsables libanais et poursuivra ses entretiens mardi.

Le Liban n'a pas de président depuis 2014 et les institutions politiques sont totalement bloquées, en raison des antagonismes suscités notamment par la guerre en Syrie voisine, entre partisans du régime de Bachar el-Assad, dont le Hezbollah, engagé dans la guerre, et les détracteurs du pouvoir de Damas. Les rivalités interchrétiennes minent également le processus d'élection d'un président.

"Nous dialoguons avec tous les pays qui exercent au Liban une influence", a par ailleurs assuré le ministre, alors que les deux grands rivaux régionaux, Arabie saoudite et Iran, s'affrontent par alliés interposés au Liban, en Syrie ou encore au Yémen. "Le message est que la solution ne viendra pas de l'étranger. Personne ne fera obstacle à un accord des Libanais entre eux", a-t-il assuré. "C'est ici qu'il faut négocier un cadre global, solide, durable, c'est un choix souverain que vous avez à faire. La France est prête à vous y aider, nous sommes des facilitateurs", a-t-il ajouté, estimant qu'un compromis "ouvrirait la voie à un meilleur soutien international".

Dans ce pays multiconfessionnel, la parité est de rigueur entre chrétiens et musulmans au Parlement et au gouvernement. Le président est par tradition un chrétien maronite, et le Premier ministre est sunnite. L'actuel chef du gouvernement, Tammam Salam, exerce ses fonctions depuis 2014.

Dans la soirée, le locataire du Quai d'Orsay a reçu le leader du Courant du Futur, Saad Hariri, ainsi que les deux candidats à l'élection présidentielle : le chef du courant Marada, Sleiman Frangié, ainsi que le fondateur du CPL, Michel Aoun.

 

(Pour mémoire : Les efforts français sur la présidentielle se poursuivent... et les obstacles demeurent)

 

Visite à Naqoura
Dans la matinée, M. Ayrault avait promis que son pays ferait tout pour aider à maintenir la paix au Liban et assuré que la France maintiendrait son engagement au sein de la Force intérimaire des Nations unies dans ce pays (Finul).

Arrivé lundi au Liban pour une visite de deux jours consacrée à la situation politique et sécuritaire du Liban, en proie à une paralysie institutionnelle et frappé de plein fouet par les répercussions du conflit syrien, M. Ayrault s'est d'abord rendu au quartier général de la Finul, à Naqoura (sud). La France compte quelque 850 militaires sur 10.000 hommes au sein de cette force de maintien de la paix, créée en 1978 et renforcée après la guerre de 2006.

"Il y a dix ans jour pour jour éclatait une guerre meurtrière entre Israël et le Hezbollah", le mouvement chiite libanais pro-iranien, a rappelé le ministre devant les soldats français de la mission onusienne. "La stabilité de la ligne bleue (la ligne de démarcation entre le Liban et Israël) est une priorité pour la France", a-t-il déclaré, assurant que celle-ci resterait "pleinement engagée" au sein de la force. L'action de la Finul "rend possible le maintien d'un calme précaire qui doit se transformer en cessez-le-feu définitif, c'est notre objectif", a-t-il ajouté. "Je viens ici avec un message de soutien à nos forces, et au peuple libanais. Nous voulons aussi dire aux Israéliens de l'autre côté de la frontière que nous ferons tout pour garantir la paix et la sécurité pour tous", a-t-il déclaré.

 

(Pour mémoire : L'initiative de Berry à mi-chemin entre les pressions françaises et l'agenda iranien)

 

La Finul, chargée de surveiller la frontière, mène des patrouilles quotidiennes pour recenser des violations et parer à toute escalade entre les deux pays. "C'est calme, mais ce sont deux pays qui se regardent dans le blanc des yeux et tout peut toujours arriver. C'est très aléatoire et on ne sait jamais ce qui va se passer", a expliqué une source de la Finul.

Quelque 150 soldats français ont perdu la vie au Liban depuis 1978, dont 58 dans l'attentat du Drakkar en 1983, qui avait frappé le contingent français d'une force multinationale déployée après l'invasion israélienne de 1982. Un casque bleu espagnol de la Finul a été tué l'an dernier lors d'incidents survenus entre Israéliens et le Hezbollah.

"Aujourd'hui, il y a encore d'autres menaces qui pèsent sur le Liban", a poursuivi M. Ayrault, citant la guerre dévastatrice en Syrie voisine et la crise politique à laquelle est confronté le pays du Cèdre, sans président depuis deux ans.

"Il faut que le Liban soit tenu à l'écart du conflit syrien", a exhorté le chef de la diplomatie française, alors que le pays compte 1,1 million de réfugiés syriens, soit un quart de sa population, et que le Hezbollah est directement impliqué dans la guerre en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad.

 

 

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Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a exhorté lundi les différents responsables politiques libanais au compromis pour régler la crise institutionnelle qui paralyse le pays depuis deux ans, estimant que le conflit syrien ne pouvait justifier à lui seul le blocage.
"Il faut trouver une solution, il appartient aux partis libanais de trouver les voies d'un compromis politique",...
commentaires (4)

Ya mchahmatta.......on s'attendait que se soit lui qui nous trouve des solutions ..... Pourquoi il s'est déplacé ce kbirr ayrault ....

FRIK-A-FRAK

22 h 57, le 11 juillet 2016

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Commentaires (4)

  • Ya mchahmatta.......on s'attendait que se soit lui qui nous trouve des solutions ..... Pourquoi il s'est déplacé ce kbirr ayrault ....

    FRIK-A-FRAK

    22 h 57, le 11 juillet 2016

  • On pourra se passer des armes franco bensaouds. Le Liban va recevoir des chars T72 russes encore plus performants et que les résistants ont appris à utiliser . En plus .

    FRIK-A-FRAK

    22 h 54, le 11 juillet 2016

  • COMMENT OU AVEC QUOI MONSIEUR ATRAULT ? BALA MA3NA ...

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    20 h 25, le 11 juillet 2016

  • Comme assurer à l'Armée le contrat de livraison d'armement ...? ridicule ! la France de Normal 1er et de la dernière nomenklatura au pouvoir en Europe , ne pèse pas grand chose dans le dossier oriental ..Alors les belles paroles n'engagent que ceux qui y croient .....

    M.V.

    19 h 29, le 11 juillet 2016

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