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À La Une - Journée Al-Quds

Rohani accuse l'Occident de semer la discorde entre musulmans

"A cause des divisions dans le monde islamique, la présence des groupes takfiris et terroristes dans la région (...) nous nous sommes éloignés des idéaux de la libération de la Palestine", déclare le président iranien.

Des drapeaux israéliens, américains et britanniques brûlés à Téhéran, en Iran, le 1er juillet 2016, à l'occasion de la journée al-Quds. AFP / ATTA KENARE

Des dizaines de milliers d'Iraniens ont manifesté vendredi à Téhéran contre Israël et en solidarité avec les Palestiniens, lors de la traditionnelle "Journée de Qods" (Jérusalem), célébrée dans une région minée par les conflits et les divisions.

Sous une chaleur étouffante avec plus de 42 degrés celsius, les manifestants ont convergé vers l'université de Téhéran pour la prière du vendredi, la dernière prière hebdomadaire du mois de jeûne musulman du ramadan qui s'achève au début de la semaine prochaine.

Ils scandaient des slogans hostiles à Israël, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne mais aussi contre l'Arabie saoudite et les groupes jihadistes comme l'Organisation Etat islamique (EI), selon un correspondant de l'AFP sur place.

Farouche défenseur des droits des Palestiniens, l'Iran ne reconnaît pas l'existence d'Israël et considère les Etats-Unis comme son principal ennemi malgré un timide rapprochement à la faveur de l'accord sur le nucléaire iranien.

En outre, l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite sont les deux grands rivaux au Moyen-Orient et s'accusent mutuellement d'attiser les conflits, surtout en Syrie et au Yémen. En Syrie, Téhéran soutient militairement le régime de Bachar el-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes alors que Ryad appelle à sa chute.

 

(Lire aussi : Téhéran accuse Washington de renforcer "l'extrémisme et le terrorisme" dans la région)

 

La plupart des dirigeants politiques et militaires iraniens ont participé au défilé à l'occasion de "la Journée de Qods", une célébration annuelle instituée par l'ayatollah Rouhollah Khomeiny au lendemain de la victoire de la révolution islamique en Iran en 1979. Selon des images de la télévision d'Etat, des manifestations identiques se sont déroulées dans de nombreuses autres villes d'Iran.

A Téhéran, Sajad Saber, un étudiant de 24 ans, a affirmé participer pour la première fois à la manifestation, une présence motivée selon lui par la mort d'un de ses amis qui était parti combattre en Syrie. "Il était mon copain et vivait dans le quartier. Il a été tué récemment par Daech à Alep", a-t-il déclaré à l'AFP en utilisant un acronyme en arabe de l'EI.
Des manifestants, dont des enfants et des femmes, portaient des bandanas avec l'inscription "J'aime combattre Israël".

Présent au défilé, le président Hassan Rohani a estimé que les conflits régionaux des dernières années détournaient l'attention de la cause palestinienne.
"Aujourd'hui, à cause des divisions dans le monde islamique, la présence des groupes takfiris et terroristes dans la région (...) nous nous sommes éloignés des idéaux de la libération de la Palestine. Pour nous en rapprocher, il n'y a pas d'autres voies que l'unité des musulmans et la lutte contre les groupes terroristes et takfiris", a-t-il dit à la télévision d'Etat.
Le terme "takfiri" est utilisé en général pour désigner les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites.

 

 

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Des dizaines de milliers d'Iraniens ont manifesté vendredi à Téhéran contre Israël et en solidarité avec les Palestiniens, lors de la traditionnelle "Journée de Qods" (Jérusalem), célébrée dans une région minée par les conflits et les divisions.
Sous une chaleur étouffante avec plus de 42 degrés celsius, les manifestants ont convergé vers l'université de Téhéran pour la prière du vendredi, la dernière prière hebdomadaire du mois de jeûne musulman du ramadan qui s'achève au début de la semaine prochaine.
Ils scandaient des slogans hostiles à Israël, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne mais aussi contre l'Arabie saoudite et les groupes jihadistes comme l'Organisation Etat islamique (EI), selon un correspondant de l'AFP sur place.
Farouche défenseur des droits des Palestiniens, l'Iran ne reconnaît pas...
commentaires (2)

C'est tellement vrai que ça va faire réagir par un simple mot , théorie du complot. ... Alors que était bien ça le but de cette zizanie .

FRIK-A-FRAK

15 h 31, le 01 juillet 2016

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Commentaires (2)

  • C'est tellement vrai que ça va faire réagir par un simple mot , théorie du complot. ... Alors que était bien ça le but de cette zizanie .

    FRIK-A-FRAK

    15 h 31, le 01 juillet 2016

  • et si les musulmans semaient ....la " discorde " ente eux ...sans avoir vraiment besoin de l'occident...?

    M.V.

    14 h 08, le 01 juillet 2016

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