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Économie - Royaume-Uni

Osborne cherche à rassurer sur l’état de l’économie face à des entreprises inquiètes

« La Grande-Bretagne est prête et dans une position solide pour faire face à ce que l’avenir lui réserve », a assuré, hier, le ministre des...

Le ministre des Finances George Osborne a cherché à rassurer hier sur la santé de l'économie britannique face au Brexit, alors qu'une entreprise sur quatre veut geler les embauches face aux incertitudes engendrées par ce plongeon dans l'inconnu.
Le chancelier de l'Échiquier, qui n'avait pas fait d'apparition publique depuis les résultats du référendum de jeudi, a fait une déclaration hier matin avant l'ouverture des marchés européens pour assurer que « la Grande-Bretagne est prête et dans une position solide pour faire face à ce que l'avenir lui réserve ». Après six ans de politique conservatrice marquée par une cure d'austérité, il a jugé que l'économie était en bien meilleure situation, avec une croissance solide, des banques bien capitalisées et un déficit budgétaire réduit. « Résultat, notre économie est plus robuste pour affronter les défis auxquels notre pays fait face », a-t-il souligné, alors qu'il avait prédit une récession en cas de Brexit. Il a aussi insisté sur la « coordination » constante entre son gouvernement, la Banque centrale britannique et les autorités des autres pays du club des pays riches du G7, de façon à limiter la volatilité sur les marchés.
Le responsable conservateur, qui avait fait campagne pour le maintien dans l'UE, est resté évasif sur son avenir personnel. Le Premier ministre David Cameron ne sera en effet remplacé qu'à l'automne, à charge pour son successeur de déclencher la procédure de sortie de l'UE.
« Le Premier ministre a donné du temps au pays pour décider quelle relation le pays souhaite (avec l'UE) en retardant la décision de déclencher l'article 50 », a souligné George Osborne. « De mon point de vue, nous ne devrions le faire que lorsque nous aurons une vision claire des nouveaux arrangements recherchés avec nos voisins européens », a-t-il ajouté.
Mais alors que l'avenir économique du Royaume-Uni reste très incertain, les entreprises se montrent déjà fébriles. Un quart (24 %) prévoit de geler les embauches et plus d'une sur cinq (22 %) envisage de délocaliser certaines opérations, selon l'Institut des directeurs (IoD), fédération britannique de chefs d'entreprise, qui a effectué entre vendredi et dimanche un sondage auprès de plus d'un millier de ses membres. La sortie du Royaume-Uni de l'UE sera aussi « négative » pour l'activité de leur entreprise, selon 64 % de ces dirigeants.
« Le gouvernement doit agir d'urgence pour minimiser les incertitudes qui pèsent sur les décisions d'investissement et freinent la création d'emplois », a plaidé Carolyn Fairbairn, la directrice générale de la plus grosse organisation patronale britannique, la Confédération des industries britanniques (CBI). Les Chambres de commerce (BCC) ont également demandé de leur côté de la « stabilité, de la clarté et de l'action » de la part du gouvernement.

(Source : AFP)

Le ministre des Finances George Osborne a cherché à rassurer hier sur la santé de l'économie britannique face au Brexit, alors qu'une entreprise sur quatre veut geler les embauches face aux incertitudes engendrées par ce plongeon dans l'inconnu.Le chancelier de l'Échiquier, qui n'avait pas fait d'apparition publique depuis les résultats du référendum de jeudi, a fait une déclaration hier matin avant l'ouverture des marchés européens pour assurer que « la Grande-Bretagne est prête et dans une position solide pour faire face à ce que l'avenir lui réserve ». Après six ans de politique conservatrice marquée par une cure d'austérité, il a jugé que l'économie était en bien meilleure situation, avec une croissance solide, des banques bien capitalisées et un déficit budgétaire réduit. « Résultat, notre économie...
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