Les opposants au projet de loi Travail, CGT et Force ouvrière en tête, ont organisé hier une nouvelle journée de mobilisation sans incident majeur. Dans toute la France, environ 70 000 personnes ont manifesté dans 120 rassemblements et défilés, un nombre en deçà de la précédente mobilisation du 14 juin, selon le ministère de l'Intérieur. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a revendiqué pour sa part « plus de 200 000 manifestants ». Dans la capitale, 60 000 personnes ont manifesté dans le calme sur le parcours en boucle imposé par les autorités, selon la CGT et Force ouvrière. Ils étaient entre 19 000 et 20 000, selon la préfecture de police. Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d'un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s'écarter de cet itinéraire très surveillé. Aucun débordement n'a été signalé. La préfecture de police, qui avait invoqué la crainte de débordements semblables à ceux du 14 juin pour interdire le défilé, avait pris des mesures de sécurité renforcées, avec le déploiement de plus de 2 000 membres des forces de l'ordre et l'installation de grilles autour de la place de la Bastille. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est réjoui des « conditions optimales » dans lesquelles les manifestants ont défilé. « Il n'y a pas eu de casse, il n'y a pas eu du tout de heurts, il n'y a pas eu une grenade lacrymogène de lancée, il n'y a pas eu un blessé », a-t-il dit à la presse. Charly Triballeau/AFP


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