Poignée de main entre le président colombien Juan Manuel Santos et le chef suprême des Farc Timoleon Jimenez, après la signature du cessez-le-feu définitif, hier à La Havane. Adalberto Roque/AFP
Le gouvernement colombien et la guérilla des Farc ont signé, hier, un accord historique sur un prochain cessez-le-feu définitif et le désarmement de la rébellion lors d'une cérémonie officielle à La Havane. Cet accord ne comporte pas de date précise mais doit entrer en vigueur à partir de la signature prochaine d'un accord de paix après 52 ans de conflit. Il établit les modalités de « l'abandon des armes, des garanties de sécurité (pour la rébellion) et de la lutte contre les organisations criminelles », selon le texte lu par les médiateurs cubain et norvégien. L'Onu, qui a accepté en janvier de superviser le règlement final du conflit colombien, sera chargée de récupérer les armes de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) et de les détruire une fois l'accord de paix signé avec le gouvernement.
L'abandon des armes s'effectuera sous la responsabilité des Nations unies, qui « recevront la totalité de l'armement des Farc », indique l'accord de fin de conflit signé par les parties, qui prévoit un délai de 180 jours pour le désarmement de la guérilla à partir de la date de signature d'un accord de paix. Reste la question de la modalité de ratification du futur accord de paix : le président Juan Manuel Santos a toujours appelé de ses vœux un référendum, tandis que les Farc, qui exigeaient auparavant une Assemblée constituante, se sont déclarées récemment ouvertes à une consultation populaire. L'accord paraphé, hier, ne tranche pas directement la question, mais les deux parties s'engagent à respecter la décision de la Cour constitutionnelle, saisie d'une proposition de référendum par le gouvernement. Il a été signé lors d'une cérémonie à La Havane, où se tiennent depuis 2012 les négociations de paix, en présence du président colombien, du chef suprême des Farc Timoleon Jimenez, de plusieurs chefs d'État et du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Le président colombien Juan Manuel Santos a salué hier « un jour historique » pour son pays. « Aujourd'hui est un jour historique pour notre pays, après plus de 50 ans d'affrontements, de morts, d'attentats et de douleur. Nous avons mis un point final au conflit armé avec les Farc », a-t-il déclaré avant de préciser : « L'accord final (de paix), nous le signerons en Colombie. »
(Source : AFP)


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