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Liban

Du yoga sur des airs de musique traditionnelle

Loisirs

Le 21 juin, ce n'était pas seulement le début de l'été, c'était également la Journée internationale du yoga.
À cette occasion, l'institut Shiva-Lila a accueilli des musiciens indiens pour un cours un peu spécial.

24/06/2016

Pour la Journée internationale du yoga, l'institut Shiva-Lila a marqué le coup en concoctant aux amateurs de la discipline un programme intense et adapté à tous. Dans l'appartement cosy de la rue Clemenceau, des cours de différents niveaux se sont succédé du début de la matinée jusqu'à 17 heures où, point d'orgue de ce jour spécial, quatre musiciens indiens ont rejoint l'équipe pour accompagner la dernière leçon.

Chanson pour la paix et la prospérité
Pendant que les habitués se retrouvent chaleureusement et disposent leurs tapis colorés au sol, les artistes accordent leurs instruments respectifs : tampura, harmonium et tabla. « Namasté ! » lance finalement en chœur le groupe. Dans une ambiance tamisée et aromatisée à l'encens, le spectacle peut commencer. Pendant près d'une heure et surveillé par des figurines de Bouddha disposées ça et là, l'orchestre va enchaîner les chants avec énergie et entrain. Dans un souci de communion, il donne pour mission aux participants de lui répondre et de reproduire ce qu'il fait. Après « la chanson secrète pour la paix et la prospérité », la vingtaine d'élèves sont invités à laisser cours à leur imagination et à « chanter librement ». De ce qui aurait pu se transformer en joyeuse cacophonie, se dégage une harmonie étonnement apaisante qui fait gagner en puissance à l'exercice. Les sourires se dessinent sur les visages et des applaudissements chaleureux viennent ponctuer ce moment de partage. À la fin de la prestation, les participants séduits se pressent d'ailleurs pour féliciter et remercier les musiciens. En tenue traditionnelle hindoue, l'un d'entre eux, Arvind, explique que « la musique et le yoga ont toujours été liés » et qu'ensemble « ils forment une très belle combinaison ».

 

(Lire aussi : Le yoga, cette discipline spirituelle qui plaît à tous...)


À peine le temps d'échanger quelques accolades que les artistes doivent déjà regagner leur place : leur représentation n'est pas terminée. Pendant une heure et demie, ils vont continuer de jouer pendant que Mira Siblini – que « tout le monde appelle Mirabai » – donne un cours de yoga. Les habitués peinent à trouver une place dans la salle, mais l'équipe réussit à s'organiser pour que tout le monde puisse profiter de la leçon dans la bonne humeur. La professeure prévient ses élèves que la leçon a été pensée « pour l'occasion » et qu'elle sera « différente » : au programme, « un flow simple, répétitif, qui ira crescendo ». Avec assiduité, les élèves suivent à la lettre les consignes de Mirabai et enchaînent les figures sans la moindre pause. L'enchaînement se révèle très sportif : alors que certaines s'épongent le corps, d'autres s'éclipsent aux toilettes pour se rafraîchir. L'effort se termine dans la douceur avec une danse collective et des étirements pour éviter les courbatures.

 

(Lire aussi : Danielle Abi Saab, complètement yogaholique)

 

Le yoga comme exutoire
Alors qu'elle reprend ses esprits, Branda, élève de l'institut Shiva-Lila depuis deux ans, avoue que la pratique du yoga a changé sa vie. « Du point de vue physique mais aussi mental » : son corps se transforme mais également son esprit, qu'elle décrit désormais « beaucoup plus ouvert ». Grâce à ce sport, elle a également pu rencontrer des gens de tous les horizons/ « Qu'importe leur âge et leur religion, car ici, l'important, c'est l'humanité », conclut-elle avant de quitter l'institut.
Pour beaucoup, la pratique du yoga est une nécessité et une échappatoire. Particulièrement au Liban, « ce pays en état de guerre permanent », confie Mirabai. « Cela permet aux gens d'évacuer le stress, de se couper de l'agitation de Beyrouth mais également de prendre du recul par rapport à ce qui se passe dans le monde », poursuit-elle. Chaque cours est suivi par vingt ou vingt-cinq personnes et 90 % d'entre elles sont des femmes. L'institut a ouvert ses portes en 2010, mais Mira Siblini enseigne le yoga depuis quinze ans. Toute petite, elle se familiarise avec la pratique avec son père et continue en voyageant à Bali, en Grèce ou encore en Inde où elle part encore pour une retraite spirituelle deux à trois fois par an.

 

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