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Moyen Orient et Monde - Syrie

Raqqa cible de frappes aériennes intensives : au moins 25 civils tués

L'EI a attaqué, sans succès, les positions des FDS dans deux villages à l'est de Manbij.

Des combattants des Forces démocratiques syriennes patrouillant à quelques kilomètres de Manbij dans la province d’Alep. Photo prise le lundi 21 juin. Rodi Said/Reuters

Raqqa, capitale de facto du groupe État islamique (EI) en Syrie, a été la cible de frappes aériennes au lendemain d'une offensive jihadiste ayant chassé les forces du régime de cette province du Nord. Dans la province de Raqqa, des avions, vraisemblablement russes, ont frappé mardi plusieurs quartiers de la ville éponyme, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Vingt-cinq civils, dont six enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés – dont certains dans un état critique – dans ces raids, a indiqué l'organisation basée en Grande-Bretagne qui dispose d'un vaste réseau de sources médicales et de militants à travers le pays. Selon l'OSDH, la ville a également été hier de nouveau la cible de raids menés cette fois apparemment par la coalition, dont un a frappé le siège de la municipalité. Un membre du groupe de militants « Raqqa est massacrée en silence », Abou Mohammad, a expliqué à l'AFP que les blessés devaient lutter pour être soignés car l'EI a réquisitionné la majorité des médecins pour soigner ses propres combattants. Ces raids meurtriers surviennent après la défaite cuisante lundi de l'armée syrienne dans le désert de la province de Raqqa où, appuyée par l'aviation de l'allié russe, elle avait lancé le 3 juin une offensive pour s'emparer de la ville-clé de Tabqa.

Retraite « désastreuse »
Les jihadistes ont en effet repoussé hors de la province les forces gouvernementales qui s'étaient rapprochées à 7 km de l'aéroport de Tabqa (50 km à l'ouest de Raqqa). Les forces du régime ont perdu plus de 40 hommes dans la contre-attaque jihadiste, selon l'OSDH. Le site prorégime al-Masdar a parlé de « désastre » ayant provoqué la mort, selon une source militaire, de 23 soldats, tandis que des dizaines d'autres étaient portés disparus. Il évoque une « retraite désorganisée qui s'est traduite par l'abandon d'armes, de munitions et de soldats qui se sont retrouvés derrière les lignes ennemies ».
Pour le géographe français spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche, les forces du régime n'étaient « pas des troupes d'élite et elles se sont repliées dès les premiers attentats kamikazes ». Selon lui, il est difficile pour l'aviation « de frapper des cibles aussi mouvantes que l'EI, qui attaque de nuit, lance des commandos-suicide sur les lignes adverses et coupe les communications avec l'arrière ».
Dans la province voisine d'Alep, plus à l'ouest, l'EI est également sur la défensive, comme à Manbij, une ville entre ses mains depuis 2014 et qui est située à un carrefour routier pour l'approvisionnement des jihadistes entre la frontière turque et Raqqa. L'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) assiège depuis une dizaine de jours Manbij mais reste freinée par les attaques-suicide de l'EI. L'EI a encore attaqué hier, mais sans succès, les positions des FDS dans deux villages à 3 km à l'est de Manbij, notamment avec un attentat-suicide à la voiture piégée, a expliqué Abou Ibrahim, un commandant FDS sur le terrain. « Une riposte rapide des avions de la coalition a empêché les jihadistes de briser le siège sur Manbij », a-t-il dit.
Alors que la guerre fait rage sur plusieurs fronts et que des dizaines de milliers de personnes vivent dans des zones assiégées, le médiateur de l'Onu en Syrie Staffan de Mistura a avancé le mois de juillet pour de nouvelles négociations de paix entre régime et opposition, si la sécurité et la situation humanitaire s'améliorent nettement. Depuis début 2016, les agences de l'Onu ont pu ravitailler par la route 330 000 personnes dans 16 des 18 zones assiégées que l'Onu a recensées en Syrie.

(Source : AFP)

Raqqa, capitale de facto du groupe État islamique (EI) en Syrie, a été la cible de frappes aériennes au lendemain d'une offensive jihadiste ayant chassé les forces du régime de cette province du Nord. Dans la province de Raqqa, des avions, vraisemblablement russes, ont frappé mardi plusieurs quartiers de la ville éponyme, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Vingt-cinq civils, dont six enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés – dont certains dans un état critique – dans ces raids, a indiqué l'organisation basée en Grande-Bretagne qui dispose d'un vaste réseau de sources médicales et de militants à travers le pays. Selon l'OSDH, la ville a également été hier de nouveau la cible de raids menés cette fois apparemment par la coalition, dont un a frappé le siège de la...
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