Des milliers de Vénézuéliens ont commencé hier à confirmer, en personne, leur volonté d'un référendum pour révoquer le président Nicolas Maduro. Habitués à patienter des heures face aux supermarchés, les habitants formaient cette fois des files d'attente pour une tout autre cause : obtenir le départ anticipé du dirigeant socialiste, élu en 2013 jusqu'en 2019. Ils ont jusqu'à vendredi pour se rendre dans l'un des 128 points de validation habilités par le Conseil national électoral (CNE) et y apposer leur empreinte digitale, afin de valider leur signature en faveur d'un référendum.
Le CNE a validé 1,3 des 1,8 million de signatures déposées par l'opposition, qui accuse l'organisme de jouer le jeu du chavisme (du nom de l'ex-président Hugo Chavez, 1999-2013). Pour passer à la prochaine phase de ce long processus, il faudra au moins 200 000 empreintes, que le CNE vérifiera une nouvelle fois d'ici au 23 juillet.
Le temps presse pour l'opposition de centre-droit, majoritaire au Parlement et déterminée à provoquer le départ anticipé du socialiste Nicolas Maduro: si le référendum a lieu d'ici au 10 janvier 2017, il pourra provoquer de nouvelles élections. Au-delà, le changement serait minime car le chef de l'État ne serait que remplacé par son vice-président. Le temps presse aussi pour la population, excédée par la violente crise économique : sept habitants sur dix souhaitent le départ immédiat du président.
Le pays sud-américain de 30 millions d'habitants, qui avait tout misé sur le pétrole – sa principale ressource –, s'est effondré depuis que les cours sont au plus bas. Les rayons des magasins sont presque vides, les coupures d'électricité sont récurrentes, nombre d'entreprises sont à l'arrêt.
Moyen Orient et Monde
Files d’attente au Venezuela pour soutenir le référendum anti-Maduro
OLJ / le 21 juin 2016 à 00h00


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