Un soldat belge devant la gare centrale de Bruxelles, le 19 juin 2016. © François Lenoir/Reuters
Les dizaines de perquisitions effectuées dans 16 communes belges dans la nuit de vendredi à samedi ont-elles permis d'éviter un nouvel attentat, après ceux du 22 mars à l'aéroport et dans le métro bruxellois ? Les autorités judiciaires et politiques ne l'ont pas affirmé clairement dans un pays où le sentiment d'insécurité reste fort, même si les Belges se rassemblent volontiers dans des lieux publics pour suivre le parcours des Diables rouges à l'Euro 2016. Mais plusieurs éléments permettent de le penser. Tout d'abord, le parquet fédéral, qui coordonne la lutte antiterroriste, a expliqué samedi que « les éléments recueillis dans le cadre de l'instruction nécessitaient d'intervenir immédiatement ». L'ampleur des perquisitions ensuite : des dizaines d'opérations, principalement à Bruxelles, mais aussi en Flandre et en Wallonie. Des centaines d'enquêteurs ont fouillé des habitations, 152 boxes de garage et procédé à l'interpellation d'une quarantaine de personnes, dont 12 ont été entendues par un juge d'instruction antiterrorisme, qui a décidé d'en inculper trois (Samir C., Moustapha B. et Jawad B) et de les placer en détention provisoire
Un lien avec les attentats de Bruxelles
Selon la télévision publique RTBF, deux d'entre eux, qu'elle identifie comme Moustapha Benhattal (40 ans) et Jawad Benhattal (29 ans), font partie de la famille d'Ibrahim et Khalid el-Bakraoui, deux des trois kamikazes des attentats de Bruxelles. Les deux hommes ont des casiers judiciaires bien remplis pour vols, détention d'armes, et coups et blessures, selon la RTBF. Moustapha Benhattal aurait en outre eu des contacts avec Khalid el-Bakraoui jusqu'à la fin 2015, tandis que son frère Jawad aurait braqué un bureau Western Union en 2010 à Bruxelles en compagnie d'Ibrahim el-Bakraoui, selon les informations de la chaîne publique, non confirmées. Toujours selon des médias belges, les enquêteurs avaient acquis la conviction, sur la base d'écoutes téléphoniques, qu'une cellule s'apprêtait à commettre un attentat ce week-end, notamment à l'occasion du match Belgique-Irlande samedi après-midi. Le parquet fédéral n'a donné aucun détail sur les cibles potentielles, mais le chef d'inculpation retenu contre les trois suspects laisse peu de doutes sur leurs intentions : tentative d'assassinat dans un contexte terroriste et participation aux activités d'un groupe terroriste.
(Source : AFP)


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