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Liban - Éducation

Quand l’école prend le téléphérique

L'Institut français de Jounieh et la Compagnie libanaise du téléphérique travaillent désormais main dans la main. Ensemble, ils ont créé un parcours pédagogique destiné aux jeunes élèves.

Mélodie Bardin, présidente de l’Institut français de Jounieh, et Marwan, élève au Collège libano-allemand.

Malgré le brouillard, le célèbre téléphérique qui relie Jounieh à Harissa était plein à craquer hier matin. À son bord, les élèves du Collège libano-allemand et de la primaire Paradis d'école, venus tester le nouveau projet de parcours pédagogique accessible à tous les élèves libanais.
« Peu importe qu'ils soient d'une école publique ou privée, et surtout peu importe leur conviction religieuse, le projet est gratuit et ouvert à tous les enfants », a d'ailleurs répété à plusieurs reprises Blandine Yazbeck, conseillère pédagogique à l'Institut français de Jounieh (IFJ), et l'une des principales actrices du partenariat.

Allier culture et pédagogie
Imaginée il y a déjà deux ans, l'idée du partenariat entre l'IFJ et la compagnie libanaise du téléphérique va de soi pour ses instigateurs. « Le téléphérique est un élément important du patrimoine libanais, connu de tous, et il nous a donc semblé normal de travailler avec eux », explique Mélodie Bardin, directrice de l'IFJ.
Se rendre sur le mont Harissa par la voie des airs, beaucoup d'élèves le font, alors pourquoi ne pas en profiter pour joindre l'utile à l'agréable ? C'est désormais chose faite : ensemble, les deux instigateurs du projet ont mis en place deux parcours éducatifs. Le premier s'adresse aux élèves du primaire, le second est d'avantage pensé pour les collégiens. En bas, on leur donne un petit dépliant, différent selon l'âge. Ils doivent répondre aux questions posées, qui portent à la fois sur l'histoire du téléphérique et la flore de la colline. Avant d'embarquer, des pancartes sont là pour leur expliquer le principe du jeu et une fois là-haut, ils peuvent faire vérifier leurs réponses auprès des employés du téléphérique.
Le temps d'une montée, les écoles ont simplement à s'inscrire auprès de la compagnie et le tour est joué, leurs élèves tenteront l'expérience. Et tout cela, sans rien payer.

L'amitié franco-libanaise en étendard
Le projet éducatif est entièrement pensé en français, un choix qu'explique Emmanuel Bonne, l'ambassadeur de France, venu prêter main-forte pour le lancement de cette toute nouvelle collaboration. « L'amitié entre la France et le Liban est importante, et les jeunes sont l'avenir de cette relation. Il est donc important de la préserver, tout en rendant accessible à la jeunesse son patrimoine culturel », a-t-il déclaré. Avec l'Institut français en étendard. Une idée qui a semblé plaire aux présidents des conseils municipaux de Jounieh et de Daroun-Harissa, ainsi qu'aux représentants des ministres de la Culture, de l'Éducation nationale et du Tourisme français, tous présents hier sur les hauteurs de la ville.
Et parce qu'il est important d'allier plaisir et travail, l'association Time 4 Sharing qui vient en aide aux enfants démunis fait aussi partie de l'aventure. Quand la montée est terminée, les enfants ont la possibilité de compléter leur expérience grâce au programme Retrouver sa dignité, mélange de jeux traditionnels et d'ateliers de bricolage pour mieux comprendre l'importance écologique et culturelle du lieu. Promouvoir l'environnement et le recyclage font partie des ambitions de Viviane Boulos Tolan, fondatrice de l'organisation.
Les plus jeunes ont donc désormais la possibilité de découvrir la colline de Harissa de façon pédagogique et ludique. Aux professeurs à présent d'emmener leurs élèves faire un tour de téléphérique.

 

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