« L’UE s’engage à empêcher que le commerce international des minéraux ne finance les seigneurs de guerre », a déclaré Lilianne Ploumen, ministre du Commerce extérieur des Pays-Bas. Photo archives AFP
Les différentes institutions de l'UE se sont accordées, après un an de négociations, afin d'encadrer l'importation des « minerais de sang », qui contribuent à financer les conflits armés en Afrique, ont-elles annoncé hier dans un communiqué.
La future réglementation européenne, demandée par le Parlement européen, sera contraignante pour les entreprises importatrices de l'UE qui se trouvent au début de la chaîne de production, y compris les fonderies et les raffineries et à l'exception de celles important de faibles volumes. Elles devront garantir qu'il n'y a pas de lien entre leur chaîne d'approvisionnement et les conflits, selon l'accord trouvé entre la Commission, les États membres et le Parlement européen.
Les minerais visés – tungstène, étain, tantale et or – sont indispensables à la production de nombreux objets du quotidien. Ils sont surtout importés d'Afrique, notamment de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs, où des groupes armés se disputent le contrôle des mines. « L'UE s'engage à empêcher que le commerce international des minéraux ne finance les seigneurs de guerre, les criminels et ceux qui violent les droits de l'homme », a déclaré Lilianne Ploumen, ministre du Commerce extérieur des Pays-Bas, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union.
En outre, la Commission va mettre en place des mesures, volontaires, pour les entreprises en fin de chaîne qui utilisent les minéraux dans les produits qu'elles fabriquent. Une clause de révision prévoit de leur imposer les mêmes règles contraignantes qu'aux entreprises situées en amont de la chaîne d'approvisionnement, si elles ne font pas preuve de bonne volonté au bout de deux ans, souligne le groupe socialiste au Parlement européen.
Une adoption finale des mesures est attendue dans les prochains mois.
(Source : AFP)


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