De g. à d.: les députés Mohammad Hajjar, Jamal Jarrah, et Kazem Kheir. Photo An
Les députés du bloc du Futur Jamal Jarrah, Mohammad Hajjar et Kazem Kheir ont présenté hier lors d'une conférence de presse commune leur feuille de route visant à « sauver » le secteur énergétique au Liban, en appelant notamment à créer de nouvelles centrales de production d'énergie au lieu de rénover celles en service actuellement.
« La première priorité consiste en l'application des lois en vigueur, particulièrement la loi 462/2002 sur l'organisation du secteur de l'électricité qui dispose de la nomination d'un comité indépendant du ministère de l'Énergie », a affirmé M. Hajjar. « Il faut aussi (appliquer) la loi 288/2014 pour permettre aux producteurs indépendants d'énergie de créer de nouvelles centrales », a-t-il poursuivi.
« La deuxième priorité concerne l'augmentation des capacités de production d'énergie et la construction des réseaux de transport et de distribution pour l'énergie. La capacité de production doit augmenter de pas moins de 2 500 mégawatt (MW) pour répondre à la demande locale actuelle et pour les quatre prochaines années. Il est donc impératif de remplacer les centrales de Zouk et de Jiyeh par de nouveaux équipements », a préconisé M. Hajjar.
« La troisième priorité repose sur la diversification des sources de production d'énergie. Il faudrait se préparer à une transition énergétique avec l'utilisation de manière progressive du gaz naturel comme source principale », en plus des énergies renouvelables, a-t-il encore plaidé.
Les autres axes de cette feuille de route appellent aussi au vote de la loi sur les partenariats public-privé, au renforcement de la coopération avec les principaux fonds de développement internationaux et arabes, et à la nomination d'un nouveau comité d'administration à Électricité du Liban (EDL).
De son côté, M. Jarrah a rappelé « qu'entre 1992 et 2016, les transferts du Trésor à EDL ont atteint 34 milliards de dollars, soit l'équivalent de la moitié de la dette publique, tandis que le niveau de production actuelle d'électricité couvre à peine la moitié de la demande locale ».


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