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Économie - Politique Monétaire

La Fed opte pour le statu quo à une semaine du référendum sur le Brexit

Le Brexit pourrait « avoir des conséquences économiques et financières au niveau mondial » selon Janet Yellen. David Wong/AFP

La Banque centrale américaine (Fed) a de nouveau décidé hier de laisser ses taux directeurs inchangés face à d'inquiétants signes pour l'emploi aux États-Unis et à une semaine d'un référendum à hauts risques sur le Brexit.
À l'issue de deux jours de réunion, son Comité de politique monétaire (FOMC) a donc renoncé à l'unanimité à un nouveau relèvement des taux directeurs, qui déterminent le coût du crédit aux États-Unis et continueront de se situer entre 0,25 et 0,50 %.
La hausse historique décidée il y a six mois par la Fed et qui était censée amorcer le début de normalisation monétaire après sept ans de taux zéro est donc, jusqu'à présent, restée sans lendemain. Ce statu quo, largement attendu par les marchés, fait notamment suite aux récents chiffres des créations d'emploi en mai – les plus mauvais depuis près de six ans – qui avaient jeté un froid et fait naître des doutes sur la capacité de l'économie américaine à encaisser une nouvelle hausse des taux et un renchérissement du coût du crédit.
La présidente de la Fed, Janet Yellen, avait elle-même qualifié ces chiffres « d'inquiétants » et renoncé à fixer la moindre échéance pour une nouvelle hausse des taux, qu'elle avait auparavant promise « dans les prochains mois ».
Dans son communiqué, le FOMC prend acte de ce coup de mou de l'emploi, qui fait partie, avec l'inflation, des deux priorités de la banque centrale des États-Unis. « Le rythme d'amélioration du marché du travail a ralenti », conviennent les membres du FOMC, notant que les gains d'emplois ont « diminué » même si le taux de chômage a encore reculé à 4,7 %.
Les responsables de la Banque centrale affirment également qu'ils continueront de surveiller « étroitement » l'évolution de la situation économique dans le monde alors que le vote sur le Brexit aura lieu le 23 juin. Celui-ci pourrait « avoir des conséquences économiques et financières au niveau mondial », a affirmé Mme Yellen lors d'une conférence de presse, reconnaissant que cela avait pesé dans le maintien le statu quo.

Prévisions de croissance en baisse
Mme Yellen a expliqué que si cette décision avait des conséquences sur les marchés financiers mondiaux, « cela pourrait en retour avoir un impact sur les perspectives de l'économie des États-Unis » et « le cours de la politique monétaire ».
Dans son communiqué, la Fed s'attache surtout à donner des signes rassurants sur l'économie américaine, augurant d'une hausse « graduelle » des taux à un avenir toutefois non déterminé.
Le FOMC note ainsi que la croissance de l'activité économique américaine semble avoir « accéléré », alors qu'au 1er trimestre, la progression du produit intérieur brut n'a été que de 0,8 % en rythme annualisé.
Dans des prévisions publiées séparément, la majorité des membres du FOMC estime toujours que les taux seront relevés deux fois d'ici à la fin de l'année. Mais ils ont abaissé le rythme de hausses pour 2017 et 2018. La majorité juge que les taux directeurs se situeront à 0,9 % fin 2016, ce qui équivaut à deux hausses d'un quart de point. Mais ils sont plus nombreux qu'en mars à penser que les taux ne seront relevés qu'une seule fois.
Par ailleurs, la Fed anticipe une inflation loin de son objectif initial de 2 % et abaisse à 2,0 % ses prévisions de croissance pour 2016 comme pour 2017.

(Source : AFP)

La Banque centrale américaine (Fed) a de nouveau décidé hier de laisser ses taux directeurs inchangés face à d'inquiétants signes pour l'emploi aux États-Unis et à une semaine d'un référendum à hauts risques sur le Brexit.À l'issue de deux jours de réunion, son Comité de politique monétaire (FOMC) a donc renoncé à l'unanimité à un nouveau relèvement des taux directeurs, qui déterminent le coût du crédit aux États-Unis et continueront de se situer entre 0,25 et 0,50 %.La hausse historique décidée il y a six mois par la Fed et qui était censée amorcer le début de normalisation monétaire après sept ans de taux zéro est donc, jusqu'à présent, restée sans lendemain. Ce statu quo, largement attendu par les marchés, fait notamment suite aux récents chiffres des créations d'emploi en mai – les plus...
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