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Moyen Orient et Monde - Iran

Une Irano-Britannique accusée d’avoir voulu « renverser le régime »

Photo de Nazanin Zaghari-Ratcliffe avec sa fille Gabriella. Archives AFP

L'Iran accuse une Irano-Britannique, employée de la fondation Thomson Reuters et détenue depuis le 3 avril, d'avoir voulu « renverser en douceur le régime » avec « le soutien de services d'espionnage » étrangers.
Détentrice de la double nationalité iranienne et britannique, non reconnue en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à rentrer au Royaume-Uni avec sa fille après une visite à sa famille en Iran. Mme Zaghari-Ratcliffe, 37 ans, « était membre de sociétés et de fondations étrangères visant à préparer et exécuter des projets (...) avec pour objectif de renverser en douceur le régime sacré de la République islamique », ont accusé hier les Gardiens de la révolution. La fillette de deux ans de Mme Zaghari-Ratcliffe, avec qui elle voyageait, a été obligée de rester en Iran dans sa famille, son passeport britannique lui ayant été retiré au moment de l'arrestation de sa mère.
Interrogé à Londres, son mari Richard Ratcliffe a jugé « complètement absurdes » les allégations des Gardiens de la révolution. « Cela a pris 70 jours pour en arriver là et ce que cela signifie n'est toujours pas clair », a-t-il affirmé. Il a ajouté que son beau-père « avait pris un avocat » pour s'occuper du dossier.
Un porte-parole du Foreign Office a déclaré que Londres cherchait à obtenir « d'urgence » auprès des autorités iraniennes des informations sur ces accusations. Vendredi, il avait organisé un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres pour réclamer la libération de son épouse.
Le communiqué des Gardiens de la révolution accuse Mme Zaghari-Ratcliffe d'être « l'une des principales responsables des réseaux de sociétés hostiles menant des activités criminelles sous la direction et avec le soutien de services d'espionnage de gouvernements étrangers ».
Pourtant, la PDG de la fondation Thomson Reuters, Monique Villa, a indiqué que si la jeune femme travaillait bien pour la fondation, « elle n'a rien à voir avec l'Iran dans son travail. D'ailleurs, la fondation ne travaille pas avec l'Iran ».

(Source : AFP)

L'Iran accuse une Irano-Britannique, employée de la fondation Thomson Reuters et détenue depuis le 3 avril, d'avoir voulu « renverser en douceur le régime » avec « le soutien de services d'espionnage » étrangers.Détentrice de la double nationalité iranienne et britannique, non reconnue en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été arrêtée à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à rentrer au Royaume-Uni avec sa fille après une visite à sa famille en Iran. Mme Zaghari-Ratcliffe, 37 ans, « était membre de sociétés et de fondations étrangères visant à préparer et exécuter des projets (...) avec pour objectif de renverser en douceur le régime sacré de la République islamique », ont accusé hier les Gardiens de la révolution. La fillette de deux ans de Mme Zaghari-Ratcliffe, avec qui elle...
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