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Après Orlando, Trump accuse la communauté musulmane de complicité

Etats-Unis

Clinton relance le débat sur la facilité d'accès des armes à feu aux États-Unis.

 

OLJ/AFP
13/06/2016

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a accusé lundi les musulmans présents aux États-Unis de ne pas coopérer avec les autorités pour dénoncer les suspects comme le tueur d'Orlando, Omar Mateen, qui a abattu 49 personnes dans un club gay.

Alors que la démocrate Hillary Clinton a relancé le débat sur la facilité d'accès des armes à feu aux États-Unis, le républicain a critiqué la communauté musulmane, aux États-Unis et à l'étranger, comme il l'avait fait après les attentats de Paris et de San Bernardino l'an dernier.

"Nous avons besoin de centres de renseignement car les gens dans les communautés où ces gens habitent, ils savent qu'il y a quelque chose de bizarre", a affirmé Donald Trump dans une interview téléphonique sur CNN. "Mais ils n'appellent pas la police, ils ne dénoncent pas au FBI (...) Les musulmans doivent dénoncer ces gens-là".
"Il y a des milliers de gens qui vivent aux États-Unis et qui ont la même haine dans leur cœur que lui, et nous devons savoir qui ils sont", a-t-il ajouté.

 

(Portrait : Violence et homophobie, cocktail du tueur d'Orlando)

 

Le milliardaire populiste a également répété son appel à interdire l'entrée aux États-Unis aux "personnes venant de Syrie et de régions du monde avec cette philosophie si haineuse et horrible", sur ABC, éludant la naissance américaine d'Omar Mateen. Au passage, il a estimé que si les personnes avaient été armées sur la piste du Pulse, la boîte de nuit ciblée ce week-end, "nous n'aurions pas eu cette tragédie-là".

Tout en reconnaissant la menace posée par les loups solitaires, Hillary Clinton a focalisé sa réponse sur la facilité d'achat d'armes à feu aux États-Unis. "Nous avions une interdiction des armes d'assaut, qui a expiré, il faut la remettre en place", a-t-elle suggéré par téléphone sur NBC.
En 1994, le Congrès américain avait adopté une interdiction de 10 ans de la fabrication et de la vente de certaines armes semi-automatiques, mais de nombreuses failles avaient permis aux fabricants de la contourner, et les parlementaires ne l'avaient pas renouvelée. "Le lobby des armes a répandu la peur chez les élus", a affirmé Hillary Clinton. "Nous devons en faire un enjeu des élections", a-t-elle assuré.

Répondant à Donald Trump, qui la critique pour son refus de parler d'"islam radical" afin de ne pas stigmatiser la religion musulmane, Hillary Clinton a jugé que "jihadisme radical, islamisme radical... pour moi cela signifie la même chose, je veux bien dire les deux, mais ce n'est pas le problème", a-t-elle dit. "Toute cette démagogie et ces paroles ne résoudront pas le problème. Je ne vais pas diaboliser et être démagogue et déclarer la guerre à une religion entière".

 

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