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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les rebelles des FDS contrôlent tous les accès de la « poche de Manbij »

Des forces spéciales françaises déployées sur le terrain pour « conseiller » la coalition arabo-kurde d'insurgés.

De la fumée s’élève en plusieurs points au-dessus de la ville de Manbij, ville tenue par les jihadistes de l’État islamique. Hier, les insurgés arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes ont affirmé avoir totalement encerclé la localité et coupé les axes d’approvisionnement vers le Nord, l’Est et le Sud. Rodi Saïd/Reuters

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde d'insurgés, ont annoncé hier qu'elles contrôlaient tous les accès de Manbij, ville tenue par les jihadistes du groupe État islamique (EI), dans le nord-ouest de la Syrie.
« Nous avons atteint la route qui relie Manbij et Alep par l'ouest », a dit Charfan Darouich, le porte-parole du Conseil militaire de Manbij, créé par les FDS. Cette route de l'ouest passe par al-Bab, toujours tenu par l'EI. En outre, le Conseil militaire indique que ses forces ont déjà coupé les axes d'approvisionnement de Manbij vers le nord, l'est et le sud. Les insurgés des FDS sont désormais assez proches de la ville pour tirer sur les jihadistes, précise le conseil. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que les FDS étaient à distance de tir de la route de l'ouest, à moins d'un kilomètre. Les rebelles, ajoute l'OSDH, contrôlent désormais tous les axes routiers majeurs menant à Manbij. Pour l'heure, toutefois, les FDS ne disent mot d'un assaut final contre la ville.
La « poche de Manbij » est l'ultime bastion de l'organisation jihadiste près de la frontière turque, cruciale à l'acheminement de combattants, d'armes et d'approvisionnements. Si l'offensive lancée la semaine dernière par les FDS, qui réunissent des miliciens arabes et les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), réussit, l'EI sera largement coupé du monde extérieur. La prise de Manbij pourrait aussi ouvrir la voie à la reconquête de Raqqa, dont l'EI a fait sa capitale en Syrie, située à une centaine de kilomètres au sud-est.

Largages de munitions
Pour ce qui est du bilan des combats, l'OSDH a rapporté que plus de 130 jihadistes de l'EI et 20 rebelles des FDS ont perdu la vie depuis le déclenchement de l'offensive. Pour sa part, le Pentagone a déclaré que les FDS avaient perdu une dizaine de combattants et comptaient également plus de cent blessés. Trente civils ont en outre perdu la vie dans des bombardements massifs de l'aviation de la coalition anti-EI, mise en place et conduite par les États-Unis, a précisé l'OSDH.
Mis à part l'aviation de la coalition, l'offensive est également soutenue par des éléments des forces spéciales américaines, qui conseillent les insurgés des FDS. Et hier, Paris a admis pour la première fois que des forces spéciales françaises étaient déployées en Syrie pour, de même, conseiller les combattants arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes. « L'offensive de Manbij est clairement soutenue par un certain nombre d'États, dont la France. Le soutien, c'est le même que d'habitude, c'est du conseil », a-t-on ainsi déclaré dans l'entourage du ministre français de la Défense, sans précisions sur le nombre des soldats présents. La France ne reconnaissait jusqu'ici la présence de forces spéciales – environ 150 hommes – que dans le Kurdistan irakien. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait toutefois laissé entendre le 3 juin que des militaires français se trouvaient, tout comme les forces spéciales américaines, aux côtés des FDS dans l'offensive en cours à Manbij. « On appuie par des apports d'armes, de la présence aérienne et du conseil », avait déclaré M. Le Drian.
En appui à ces dires, hier, les avions de la coalition internationale ont largué des munitions aux rebelles qui combattent l'EI à Marea, au nord d'Alep, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Des armes légères et des armes antichars ont également été larguées, a-t-il affirmé. Selon lui, c'est la première fois que la coalition largue des munitions à des combattants autres que les Kurdes. Un responsable américain de la Défense a confirmé le largage des munitions, mais a démenti qu'il s'agissait d'un premier largage et la présence des armes légères et antichars.

(Sources : agences)

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde d'insurgés, ont annoncé hier qu'elles contrôlaient tous les accès de Manbij, ville tenue par les jihadistes du groupe État islamique (EI), dans le nord-ouest de la Syrie.« Nous avons atteint la route qui relie Manbij et Alep par l'ouest », a dit Charfan Darouich, le porte-parole du Conseil militaire de Manbij, créé par les FDS. Cette route de l'ouest passe par al-Bab, toujours tenu par l'EI. En outre, le Conseil militaire indique que ses forces ont déjà coupé les axes d'approvisionnement de Manbij vers le nord, l'est et le sud. Les insurgés des FDS sont désormais assez proches de la ville pour tirer sur les jihadistes, précise le conseil. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que les FDS étaient à distance de tir de la route de...
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