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Économie - Dieselgate

Un salarié de Volkswagen pourrait avoir dissimulé des preuves à la justice

Le parquet de Brunswick a ouvert une enquête pour destruction de preuves et tentative d’entrave à la justice à l’encontre d’un employé de Volkswagen. Photo archives AFP

La justice allemande a étendu son enquête sur les responsabilités au sein de Volkswagen dans le scandale des moteurs diesel truqués à un salarié soupçonné notamment de destruction de preuves, a appris hier l'AFP.
Le parquet de Brunswick (Nord) « a ouvert il y a peu » une enquête pour destruction de preuve et tentative d'entrave à la justice à l'encontre d'un employé de Volkswagen, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Klaus Ziehe, confirmant ainsi partiellement des informations du quotidien Süddeutsche Zeitung et des chaînes de télévision locales NDR et WDR.
La justice soupçonne cette personne, dont elle tait le nom et la fonction mais que les médias présentent comme un juriste de haut rang chez Volkswagen, suspendu depuis, d'avoir demandé à des collègues « d'effacer ou de dissimuler des données » liées à cette affaire, ce qui « a été fait en partie », selon une déclaration écrite du parquet. Les faits se seraient produits en août 2015, soit peu avant que le scandale du diesel n'éclate au grand jour en septembre.
Une partie des données dissimulées ont été depuis récupérées, selon le parquet, qui estime qu'il n'y a « pas de perte de données importante qui empêcherait ou retarderait significativement les investigations dans l'affaire du diesel ». Interrogé par l'AFP, le groupe Volkswagen a refusé de s'exprimer « compte tenu des investigations en cours ».
Selon l'agence allemande DPA, qui ne donne pas de source, l'enquête allemande sur le scandale du diesel concerne désormais 24 personnes au total, dont 17 pour la tricherie sur les émissions d'oxydes d'azote (NOx) et six pour la manipulation supposée des valeurs d'émissions de dioxyde de carbone CO2, gaz pointé du doigt dans le réchauffement climatique.
À la Bourse de Francfort, Volkswagen a décroché de 2,21 %, pour finir à 128,25 euros (145,92 dollars).
Le constructeur allemand aux 12 marques (Audi, Seat, Porsche, etc.) a reconnu en septembre avoir trafiqué des millions de moteurs diesel pour les faire paraître moins émetteurs de NOx qu'ils ne le sont en réalité. Il se débat depuis avec les conséquences financières et juridiques de cette affaire. Pour l'heure, personne n'a été officiellement accusé dans cette tricherie.
Selon un document transmis à la justice fin février par le constructeur, l'origine du scandale remonterait à 2005, quand « un groupe de personnes dans l'activité développement a décidé de modifier le logiciel de pilotage du moteur » pour satisfaire les normes américaines d'émissions de gaz polluants, plus sévères que les européennes.
L'ex-patron, Martin Winterkorn, éjecté en septembre, aurait été alerté dès mi-2014 d'irrégularités aux États-Unis, sans réagir.

(Source : AFP)

La justice allemande a étendu son enquête sur les responsabilités au sein de Volkswagen dans le scandale des moteurs diesel truqués à un salarié soupçonné notamment de destruction de preuves, a appris hier l'AFP.Le parquet de Brunswick (Nord) « a ouvert il y a peu » une enquête pour destruction de preuve et tentative d'entrave à la justice à l'encontre d'un employé de Volkswagen, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Klaus Ziehe, confirmant ainsi partiellement des informations du quotidien Süddeutsche Zeitung et des chaînes de télévision locales NDR et WDR.La justice soupçonne cette personne, dont elle tait le nom et la fonction mais que les médias présentent comme un juriste de haut rang chez Volkswagen, suspendu depuis, d'avoir demandé à des collègues « d'effacer ou de dissimuler des données » liées à...
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