Jean-Christophe Verhaegen/AFP
Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont commémoré hier à Verdun le centenaire d'une des plus sanglantes batailles de la Grande Guerre, avant de s'entretenir de l'Europe en crise. « Le nom (de Verdun) est un symbole pour l'inconcevable atrocité et absurdité de la guerre, mais aussi pour les leçons et la réconciliation franco-allemande », a déclaré la chancelière, reçue à la mairie de Verdun, une première pour un dirigeant allemand. « Votre accueil chaleureux n'a rien d'évident pour moi, comme chancelière d'Allemagne », a souligné Mme Merkel. Théâtre d'une sanglante bataille qui fit plus de 300 000 morts en 10 mois en 1916, « Verdun est pour la première fois honoré non pour son passé de souffrance mais pour son message d'espérance », a renchéri le président français au côté de la chancelière. « Verdun est une ville qui représente à la fois le pire, là où l'Europe s'est perdue il y a cent ans, et aussi le meilleur, là où la ville a été capable de s'investir, de s'unir pour la paix et l'amitié franco-allemande. Vive l'amitié, l'esprit de Verdun », a conclu François Hollande. Cette journée de commémoration intervient alors que le couple franco-allemand peine à souder une Europe en crise.


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A Verdun, réconciliation franco-allemande, mais pas de réconciliation franco-française! Commémorer Verdun sans hommage à Pétain, il faut le faire!
07 h 38, le 30 mai 2016