Le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 0,8 % de janvier à mars. Lucy Nicholson/Reuters
La croissance économique aux États-Unis a été révisée en légère hausse au 1er trimestre, un peu moins que ne l'espéraient les analystes, selon la 2e estimation du département du Commerce publiée hier.
Le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 0,8 % de janvier à mars en rythme annualisé et données corrigées des variations saisonnières contre +0,5 % pour la première estimation. Les analystes, dans leur prévision médiane, s'attendaient à ce que le gouvernement révise davantage ce chiffre à la hausse, à 1 %. Néanmoins, à +0,8 %, la croissance de l'hiver dernier est la plus soutenue pour un premier trimestre depuis trois ans.
Cette révision en hausse pour les trois premiers mois de l'année est surtout due au secteur résidentiel, notamment la construction d'immeubles collectifs, qui a progressé plus fortement que prévu (+17,1 %). C'est la meilleure performance pour l'immobilier depuis fin 2012. Le secteur a apporté la plus forte contribution à la croissance du trimestre (0,56 point) après la consommation (1,29 point) qui traditionnellement tient le rôle de leader dans l'expansion américaine.
Dans un communiqué, la Maison-Blanche s'est félicitée de « cette forte croissance de l'investissement résidentiel qui a boosté celle du PIB ». Jason Furman, qui préside le Cercle des conseillers économiques du président Obama, a toutefois souligné « la faiblesse des investissements des entreprises et des exportations exacerbée par la faible demande à l'étranger et les bas prix du pétrole ».
La décrue des exportations s'est révélée néanmoins moins sévère qu'estimée à -2 % au lieu de -2,6 %. Tandis que les importations, qui sont comptées comme un coût pour le PIB, ont ralenti plus fortement qu'initialement évalué à -1,1 % au lieu de -0,7 %, un repli qui est positif pour les comptes de la nation.
(Source : Reuters)


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